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ISBN :978-2-7096-3579-0
Éditeur :J.-C. Lattès
Date Parution :
Collection :Littérature française
Nombre de page :400
Dimensions : 21 x 13 cm
Poids : 440 g
Code Dewey :843
La famille de Lucile, la nôtre par conséquent, a suscité tout au long de son histoire de nombreux hypothèses et commentaires. Les gens que j'ai croisés au cours de mes recherches parlent de fascination ; je l'ai souvent entendu dire dans mon enfance. Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l'écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre. Aujourd'hui je sais aussi qu'elle illustre, comme tant d'autres familles, le pouvoir de destruction du Verbe, et celui du silence.
Le livre, peut-être, ne serait rien d'autre que ça, le récit de cette quête, contiendrait en lui-même sa propre genèse, ses errances narratives, ses tentatives inachevées. Mais il serait cet élan, de moi vers elle, hésitant et inabouti. »
Dans cette enquête éblouissante au cœur de la mémoire familiale, où les souvenirs les plus lumineux côtoient les secrets les plus enfouis, ce sont toutes nos vies, nos failles et nos propres blessures que Delphine de Vigan déroule avec force.
Le Prix Roman France Télévisions est attribué à Delphine de Vigan pour Rien ne s'oppose à la nuit en 2011.
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Commentaires
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Un roman bouleversant!
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Par .
Dans cet ouvrage qui se situe entre roman et autobiographie, Delphine De Vigan raconte sa famille et plus particulièrement sa mère, et cherche à comprendre sa personnalité obscure, ses souffrances et les causes de sa chute dans la folie.
Plusieurs parties forment le récit, à travers trois époques différentes :
La première partie met en scène la mère de l’auteure, Lucile, lorsqu’elle est enfant. Le récit se fait grâce à des témoignages de la famille, et des cassettes que Georges, ce père aimant et tyrannique a laissées, et dans lesquelles il confie des passages de sa vie.
La deuxième partie nous raconte Lucile jeune femme. Le récit est alors mêlé de témoignages toujours mais également de souvenirs de l’auteure alors qu’elle était enfant.

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Par .
Voilà enfin que ce roman tant attendu est parvenu entre mes mains et devant mes yeux. Devant les critiques dithyrambiques de la blogosphère, je vais émettre un bémol.
Oui, ce roman, ou plutôt, pardon, ce récit d'une vie, est bouleversant. Pourtant, de la vie de Lucile, je n'ai lu que des blancs. A quoi pensait-elle quand son regard était "ailleurs" ? (Allez, je vous vois arriver : sa fille dit elle-même qu'elle récolte des témoignages et qu'elle ne veut surtout pas romancer. Certes, mais nous ne saurons pas grand-chose de la jeunesse de sa mère). Sa personne s'inscrit dans l'absence, le vide, déjà.
Oui, ce livre parle de la folie de sa mère. Mais ce n'était finalement pas sa fille aînée la plus proche d'elle lors des crises, avant et après. Elle a très vite pris ses distances. Je ne lui en veux pas, j'ai fait la même chose.
Alors pourquoi choisir d'écrire si rapidement sur la mort de celle qu'elle connaissait si peu ? Pour s'en libérer ? On ne s'en libère jamais tout à fait. L'auteure arrive à une chouette conclusion, mais si l'on a soi-même été un tant soit peu été confronté au problème, il y a longtemps que l'on en a tiré la même déduction.
Au final, j'ai bien aimé la comparaison avec les toiles noires de Pierre Soulages. Le "personnage" de Lucile s'inscrit "par défaut" et brille par reflets, grâce aux réflexions des autres.
Je reconnais tout de même que le travaille qu'a entreprit l'auteure, je ne l'aurai pas fait : remuer ciel et terre pour tenter de comprendre le geste fatale de sa mère. Briser les tabous familiaux, faire remonter les vieilles rancunes et les anciens drames. Je lui tire donc mon chapeau.
J'ai trouvé qu'il manquait plein des choses dans ce récit : les voix masculines (le père de l'auteure, entre autre, qui aurait pu, lui aussi, apporter son éclairage).
Mais je comprends maintenant aussi un peu mieux pourquoi ce roman n'a pas reçu le Prix Goncourt.
L'image que je retiendrai :
Bizarrement, celle de la couleur noire, comme les toiles de Soulages et le pull sur la couverture. Pourtant, c'est un roman qui m'a paru très lumineux.
http://motamots.canalblog.com/archives/2011/11/14/22666767.html
poignant et profond
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Par . (Librairie Athenaeum de la vigne et du vin)
C'est un roman plein de profondeur qui nous entraîne malgré nous dans un univers sombre. L'histoire, parce que vraie, est vraiment... incroyable, révoltante, horrible, merveilleuse... un peu de tout ça à la fois. L'écriture est maîtrisée. Une bonne dose d'émotion, une belle leçon de vie, un magnifique hommage d'amour entre un mère et sa fille.

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Par .
Quand j’ai commencé ce livre, je l’ai lu jusqu’à la dernière page en une journée. Dans ce nouveau livre, Delphine de Vigan nous parle de sa mère Lucille. Un livre dont j’ai porté l’histoire durant plusieurs jours.
Lucille, la mère Delphine de Vigan s’est suicidée à l’âge de soixante et un an, en 2008. La nécessité d’écrire sur sa mère s’est imposée d’elle- même. Un sujet « casse-gueule » comme le dit l’auteure. Car écrire sur soi, sur sa famille c’est s’exposer publiquement. Même si deux de ses précédents romans était basés sur son expérience personnelle, ici, elle écrit ouvertement. En toute sobriété et tout en sensibilité.








