Rayon :
ISBN :978-2-918135-44-9
Éditeur :Editions dialogues
Date Parution :
Dimensions : 21 x 14 x 1 cm
Poids : 164 g
Enola Game
De Christel Diehl
Une jeune femme et sa petite fille vivent enfermées dans leur maison. À l’origine de cette claustration, il y a Enola Game, une catastrophe dont on ne connaît pas la nature exacte : accident nucléaire ? Conflit mondial ? Guerre civile?
Au fil des semaines, malgré sa peur et son chagrin, la mère puise dans sa mémoire et ses lectures mille raisons de célébrer la vie. Les mots de Mallarmé qu’elle recopie dans son journal intime trouvent une résonance particulière dans le vide de son huis-clos :
«Ma faim qui d’aucun fruit ici ne se régale, trouve en leur docte manque une saveur égale.»
Cependant, tandis que la mère louvoie entre sa douleur, ses souvenirs magnifiés et sa volonté farouche de donner un sens à la vie de son enfant, les quelques nouvelles du monde qui lui parviennent encore sont chaque jour un peu plus alarmantes.
In fine, la question de ce roman pourrait être : que reste-t-il quand il ne reste rien?
Christel Diehl (Auteur) a également contribué aux livres...
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Dossier relatif au livre "Enola Game"
Huis clos : la tension monte

Pour accompagner la parution du très beau livre de Christel Diehl, "Enola Game", nous vous proposons une sélection de livres sur le thème de l'attente, de l'enfermement, où la tension monte petit à petit...
Commentaires
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Quelle écriture!
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Par .
Dans ce roman, Christel Diehl met en scène une femme et sa fille, enfermées dans une maison après Enola Game. Dans le choix du nom que la mère a décidé de doner à une tragédie dont on ne sait rien, elle montre à la fois son amour des mots et son désespoir. Car Enola game est un jeu de mots avec Enolay Gay, le nom de l'avion qui a largué la première bombe sur Hiroshima. C'est dire si l'atmosphère qui entoure ce ropman est pesante. On peut voir dans ce livre un aspect futuriste. Pour moi, c'est une histoire universelle, malheureusement partagée par de nombreux peuples en guerre. D'ailleurs, cette mère, comme sa fille, n'a pas de prénom. Elle représente toutes les mères dans la tourmente de la guerre, qui doivent oublier leur angoisse pour protéger leur petit.

Angoissant à souhait ...
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Par .
Un livre très court mais très intense. Christel Diehl nous entraine dans un huis-clos terrifiant, angoissant mais tout à fait passionnant. Je l’ai dévoré en quelques heures à peine tant j’étais captivée. Le décor est planté dès le début et très vite on en sait autant que la narratrice, c’est-à-dire presque rien. Après une catastrophe dont on ne sait absolument rien, une mère et sa petite fille doivent rester enfermées chez elles. Elles tentent tant bien que mal de garder certains repères et habitudes. Cependant, il est difficile de garder le même style de vie lorsque la nourriture et l’eau doivent être rationnées, qu’il n’y a plus d’électricité et qu’il est formellement interdit de sortir.
"La grande lumière"
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Par .
Le titre, d’abord, saute aux yeux, Enola Game, référence explicite à l’avion qui largua la première bombe atomique sur Hiroshima est le premier roman de Christine Diel, court texte d’à peine plus de cent pages où l’on suit, via une multitude de brefs paragraphes, la résistance d’une mère et de sa fille après ce qui semble être un cataclysme nucléaire, « la grande lumière » nous dit-on sans guère plus de précision.
Les deux Robinson Crusoë de l’ère atomique doivent faire face avec les restes de leur existence conservés dans leur maison à cette mystérieuse guerre au présent, guerre froide, anonyme et invisible. Qui sont les vivants qui pénètrent dans les maisons du voisinage la nuit ? Difficile à dire. Quid des survivants ? La seule certitude est que ces patrouilles sont à la botte d’un nouvel ordre totalitaire. A l’image de ce dont le futur sera fait.

Bouleversant
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Je viens de finir le Enola Game de Christel Diehl et je suis resté scotché. C'est un roman d'une puissance narratrice rare. L'intensité monte au fur et à mesure des pages. L'atmosphère inquiétante , le climat lourd , les doutes, l'angoisse, l'attente, la méfiance, la mélancolie, les souvenirs, l'espoir sont autant de thèmes que Christel Diehl traite avec brio et sobriété. Pour un premier roman c'est une réussite. C'est un texte ramassé qui appelle au devoir de mémoire, qui touche notre propre histoire culturelle et qui en peu de pages dit
l'indicible. Il m'évoque le magnifique livre de Luciano Bolis : Mon grain de sable. On ne peut rester indifférent à la détresse de son personnage, à cette femme à la fois forte mais dont les certitudes s'ébranlent à l'image d'une feuille de papier qui brûle petit à petit.
Un grand livre bouleversant.

Enola Game
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Les mots me manquent pour parler du choc ressenti à la lecture de ce premier roman qui m'a hanté plusieurs jours durant.
Lisez-le sans plus attendre.
Oppressant huis-clos
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Par .
Enola game, c’est le nom que donne la narratrice de ce roman à la catastrophe qui les a contraintes, sa fille et elle, à vivre recluses dans leur maison. Un jeu de mot en référence à Enola Gay, pour une catastrophe mystérieuse survenue sans crier gare, sous la forme d’une grande lumière. Depuis, les communications sont coupées, l’eau est d’une couleur douteuse et il n’y a plus d’électricité. Alors cette mère et sa fille vivent un quotidien précaire, puisant jour après jour dans leurs réserves de nourriture, et instaurant des petits rituels pour chasser l’angoisse et donner à cette survie des aspects de normalité. Comme si elles attendaient simplement que leur vie d’avant reprenne son cours.

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Par .
Une mère et sa petite fille vivent enfermées dans leur maison depuis une catastrophe. Les ordres donnés par une patrouille sont clairs : rester chez soi, ne pas s‘aventurer à l’extérieur. Les moyens de communication et l’électricité sont coupés. Sans aucune nouvelle de son compagnon et de sa fille aînée, la jeune femme lutte contre l'angoisse grandissante.
Dans un décor apocalyptique où l'on ne sait pas ce qui s'est passé, cette mère a décidé de nommer le jour de la catastrophe Enola Game. En proie à de nombreuses questions, il lui faut occuper sa fille de quatre ans, établir un rythme au cours de ces journées longues et semblables les unes aux autres. Régulièrement, un char sillonne les rues en déposant devant les portes quelques vivres. Tiraillée par la peur, elle écrit. Puise dans ses souvenirs et ses anciennes lectures pour compenser l’inacceptable. Au fil des semaines, la situation prend un tournant alarmant. Des bandes pillent des maisons, la nourriture manque. La jeune femme repense à sa vie, trie le superflu du nécessaire et tente malgré tout pour sa fille, de faire comme si tout cela n'était qu'un jeu. Mais combien de joueurs sont-ils ? Et l'espoir que la fin de la partie permette un retour à la vie d'avant s'amenuise.







