• par (Libraire)
    29 mars 2013

    Sylvain Tesson décide de s’installer après son quarantième anniversaire, en Sibérie sur les rives du lac Baïkal. Il va vivre six mois dans les solitudes enneigées, à cent vingt kilomètres du premier village, avec des voisins situés à cinq jours à pieds, sans routes d’accès, tout en affrontant des températures de - 30 degrés et en côtoyant les ours.

    Il a emporté soixante livres pour compagnons, afin de combler le silence et rattraper son retard !

    Un journal de bord, dans lequel on se glisse avec émerveillement, et quiétude. Il peint des paysages étincelants, nous décrit le froid, le corps qu’on réchauffe à coup de vodka et d’écriture.
    Un élan écologique, un défi, une (é)preuve, qui donne envie de partir demain dans une cabane en rondins au milieu de la nature indisciplinée, pour y vivre libre.


  • 16 décembre 2011

    "Je m'étais promis avant mes 40 ans de vivre en ermite au fond des bois". Sylvain Tesson s'est installé, pendant six mois, dans une cabane sibérienne sur les rives du lac Baïkal. "Quelque chose comme le paradis". Pas de voisins, pas de routes, des températures de - 30°C... Six mois pour une vie.

    L'auteur, poète esseulé et isolé, livre ici son "journal d'ermitage". Entre février et juillet 2010, dans ce désert, il s'est inventé une vie sobre et belle, une existence resserrée autour de gestes simples, une lente transformation au rythme des tressaillements de la nature, une régression "positive". Il dompte la forêt, le lac, les bêtes et surtout le temps. Entre la beauté de l'hiver et le putsch du printemps, il connaîtra le bonheur, le désespoir et, finalement, la paix.

    Des livres, deux chiens, un poêle à bois, une fenêtre ouverte sur un lac et une bonne quantité de vodka et autres boissons fortes locales suffisent à la vie. Et si la liberté consistait à posséder le temps ? Et si le bonheur revenait à disposer de solitude, d'espace et de silence ? Une petite merveille, ce prix Médicis de l'essai 2011.


  • 24 septembre 2011

    6 mois ermite ...

    Voici le journal de Sylvain Tesson, combinaison entre l'autocritique de notre vie "active" et le droit de "retrait" avec un soupçon de Robinson Crusoé !
    Il choisit de perdre notre temps et de retrouver celui de la nature, même face au tempérament de ses voisins russes. « Dans les forêts de Sibérie » , il se livre pendant 6 mois à la recherche de la "vérité" et une prise de recul sur sa fréquentation du monde : nous souhaiterions tenter son expérience forestière sans savoir quel en serait notre retentissement "intérieur"... Ce "poète" voyageur s'est arrêté au bord du lac Baïkal et nous ouvre une porte sur l'expérience de la solitude.

    A qui le tour ?


  • par (Libraire)
    11 août 2011

    Cabane !

    Il faudrait pouvoir prendre le temps de le savourer, ce nouveau livre de Sylvain Tesson. A son image, en ermitage dans une cabane perdue au fond des bois, au pied d'un lac de Sibérie.
    Il faudrait pouvoir le lire à la fenêtre, en levant la tête pour épier les oiseaux et le coude pour siroter son thé fumant.
    Et surtout, il faudrait pouvoir croiser sa lecture avec les grands textes qui jalonnent "Dans les forêts de Sibérie", ceux de Segalen, Mishima, Lao Tseu, Giono, Jünger...
    Mais difficile de prendre le temps de la contemplation tant son journal de bord de six mois passés sur les rives du lac Baïkal est passionnant. Il se lit d'une traite, comme une vodka : cul-sec.