Premier Sang

Amélie Nothomb

Albin Michel

  • par (Libraire)
    24 septembre 2021

    Comme le dit si bien Amélie Nothomb dans son 30ème roman : « L’enfance a cette vertu de ne pas essayer de répondre à la sotte question : « Est-ce que j’aime ? »
    L’enfance, en plus de cette éblouissante vérité trop souvent oubliée, a aussi la capacité à faire du « Et si ? » le terreau d’inventions formidables, d’ouvertures vers d’autres univers aussi réels que le nôtre et où les règles et les barrières s’abolissent avec la facilité de la conviction enfantine.
    Cette conviction, Amélie Nothomb la prend une nouvelle fois à bras-le-corps pour donner, redonner vie, à la voix de son père : alors que dans Soif, c’est Jésus lui-même qui se voyait attribué le « je » de sa plume, c’est ici son propre père, disparu en mars 2020, qui hérite des mots de sa fille.
    Cette absence du père, l’autrice ne peut la mettre en forme autrement qu’en disparaissant elle aussi, à la fois du récit (tout ce qui se passe dans le livre a lieu avant sa naissance) mais également en « taisant » quelque peu le cynisme ou les réflexions cinglantes dont elle a le secret : et cette pudeur est aussi vertigineuse que profondément émouvante.
    Pour autant, Premier sang n’en oublie pas les espiègleries stylistiques de celle qui a fait revivre Barbe Bleue ou donné la parole au Christ donc, mais elles ont le goût d’une certaine tendresse : on rit aux tribulations de la famille Nothomb et de ses membres un peu allumés et peu portés sur la parentalité responsable ; on rit encore à l’épisode des lettres d’amour mais ce côté loufoque se pare d’une émotion sous-jacente que le rythme toujours parfait et les dialogues au diapason ne viennent pas masquer, mais au contraire porter vers la plus belle des morales, celle qui fait que la fiction peut tout.
    Ici, redonner de la voix au père disparu et lui offrir l’hommage déchirant de vivre encore le temps d’un livre.

    Sébastien


  • par (Libraire)
    17 septembre 2021

    Roman personnel et attachant

    Un jeune diplomate pris en otage.
    L'enfance d'un père.
    Le portrait d'une aristocratie aussi cruelle que cultivée.
    Tout se déroule avant la naissance d'Amélie Nothomb et c'est un bon cru !

    Delphine


  • par (Libraire)
    6 septembre 2021

    C’est un très beau roman, puissant où Patrick NOTHOMB nous raconte sa vie sous la plume de sa fille. On sent toute l’admiration et l’adoration d’une fille pour son père. Elle y raconte les points forts de sa vie qui prouvent sa force, son courage et sa folle envie de vivre !

    Coralie, libraire Charlemagne HYÈRES


  • par (Libraire)
    6 septembre 2021

    Vous connaissiez la fille, vous allez découvrir le père ! Amélie NOTHOMB romance la vie de son père et nous plonge dans l’intime de sa famille. Une belle histoire !

    Clémence, libraire Charlemagne FRÉJUS


  • par (Libraire)
    31 août 2021

    Premier sang commence à la mort du grand-père d’Amélie Nothomb, à 28 ans, lors d’un accident de déminage. Il laisse derrière lui son épouse et Patrick, le père de l’auteure. Celui-ci ne connaîtra la lignée paternelle qu’à l’âge de 8 ans, lors des vacances chez son oncle, un baron habitant un château dans les Ardennes. Les nombreux enfants sont élevés à la dure par un père grossier, égoïste, ne s’occupant gère d’eux et ne les nourrissant guère. Il ne meurt pas de faim, mais revient amaigri chez sa mère, endurci par ses vacances en forme de stage de survie.

    À quinze ans, Patrick Nothomb choisit de devenir diplomate, plutôt que militaire comme le souhaitait sa mère. Ses débuts seront agités puisque le jeune homme est envoyé dans l’ex-Congo belge, alors en ébullition. Capturé par les rebelles avec des centaines d’autres personnes, il sera conduit devant le peloton d’exécution. Son talent de négociateur et ses relations avec un officier lui vaudra la vie sauve. "Il ne faut pas sous-estimer la rage de survivre" a prévenu Amélie Nothomb.
    Ce récit est"absolument authentique" précise l’auteure. Ses lecteurs fidèles connaissent la suite qu’elle a raconté dans d’autres romans : la mutation de son père au Japon où elle naît en 1967, puis en Chine et à New-York. De même que ses études en Belgique, son retour au Japon pour un stage après lequel elle publiera en 1992 "Hygiène de l’assassin", son premier roman.
    La lecture de ce récit, le plus personnel d’Amélie Nothomb, permet de comprendre d’où provient son inépuisable fantaisie, "les Nothomb étaient des fous furieux" a-t-elle confié dans une interview. Le roman fourmille de détails drôles, fantasques, excentriques, qui poussent à rire alors que ce qu’on lit est plutôt dramatique.
    Avec ce livre, Amélie Nothomb rend hommage a son père mort en 2020, à sa façon, décalée et fantasque.
    Comme à chaque rentrée littéraire depuis trente années, lire Amélie Nothomb est un bon moment de lecture. Celui-ci est drôle et émouvant


  • par (Libraire)
    27 août 2021

    PAPA NOTHOMB

    Dans son dernier roman, Amélie Nothomb retrace la vie de son papa, tout particulièrement son enfance.
    Elevé par ses grands-parents maternels, il sera envoyé un été dans sa famille paternelle. En effet, cet enfant est jugé un peu trop tendre, et on estime que les Nothomb seront plus à même de l'endurcir.
    Pauvre enfant, il ne sait pas encore combien son quotidien va changer !
    Après la lecture de cet opus, on comprend mieux le grain de folie d'Amélie Nothomb....


  • par (Libraire)
    25 août 2021

    Après avoir incarné des grandes figures masculines comme Barbe Bleue, Le Comte Neville, Riquet à la Houppe, Jésus Christ (entre autres), cette fois Amélie Nothomb invoque la mémoire de l'homme le plus important pour elle : son père ( disparu à l'aube du confinement).
    Le récit est comme toujours à la première personne et nous allons parcourir l'enfance, l'adolescence et le début de carrière en tant qu'ambassadeur de cet homme.
    Amélie avec son style fluide, multipliant les références littéraires, philosophiques et mythologiques, nous fait pénétrer dans l'intimité des Nothomb.
    Délicieusement suranné par moments et pétillant tout du long.
    Un très grand Nothomb


  • 25 août 2021

    Hymne au père

    Un livre profondément intimiste qui retrace avec force, amour et admiration la vie de Pierre Nothomb. Une hymne au père, à la force de la vie, au pouvoir des mots.


  • par (Libraire)
    24 août 2021

    Le père, figure emblématique

    Le Nothomb de l'année est un bon crû ! Son père disparu en mars 2020, elle se met dans sa peau pour raconter sa vie et l'homme qu'il était. Nous suivons son enfance en Belgique, ses vacances chez le grand-père poète qui nourrit tout juste ses ouailles mais l'éveille à la poésie. La rencontre originale avec sa femme, en écrivant des lettres d'amour destinées à une autre ! Puis son métier de consul au Congo, avec une prise d'otages dantesque où il doit finir fusillé mais....
    Roman personnel et attachant.


  • par (Libraire)
    22 août 2021

    Fantaisie paternelle

    Roman empli d'élégance et d'humour mesuré dans lequel Amélie Nothomb évoque l'enfance et la jeunesse de son père tout en charme et tout en fantaisie. Orphelin de père, cet enfant discret, curieux, observateur cultiva très tôt une capacité d'adaptation à toutes les situations, parfois cocasses, étranges et inattendues. Passer des vacances dans la famille Nothomb, de surcroît en temps de guerre n'était pas de tout repos mais s'avéra très formateur pour les années qui suivirent. Hommage littéraire à son père qui fut aussi un habile diplomate et un négociateur inlassable.


  • 19 août 2021

    Nothomb mis en scène

    Belgique et Congo - 1930 à 1960 ;
    Patrick n’a pas connu son père. Sa mère, éplorée et inconsolable, porte le deuil « avec élégance » dans les soirées mondaines restant éperdument fidèle à son amour perdu, délaissant son fils aux bons soins de sa mère. En vue d’aguerrir Patrick, il est envoyé chez le beau-père décrit à la manière d’un ogre et de ses enfants ; « chez qui le droit d’ainesse se traduit de manière alimentaire »….. L’ogre s’avère être un monstre de snobisme et un grossier personnage. Patrick, petit garçon délicat, s’intègre très bien dans cet univers coriace.

    Le titre du livre prend tout son « sang ! » en deuxième partie où Patrick ; ambassadeur belge au Congo, se trouve piégé comme négociateur de plusieurs otages….

    Roman biographique, hommage à son père, véritables adieux à son héros disparu ; Amélie Nothomb persiste dans sa singularité pour livrer un récit court, parfois désinvolte ou
    rocambolesque, humoristique, compensant les enjeux redoutables de la situation.

    PS : Consécration à son père avec son 100ème manuscrit.

    « Survivre à leur enfance demeurait une expérience darwinienne pour les enfants de Pierre Nothomb »


  • par (Libraire)
    21 juillet 2021

    Hommage

    Dans ce roman très personnel, Amélie Nothomb évoque son père. Durant son premier poste en tant que diplomate au Congo, il a été, malgré lui, le négociateur de la plus grande prise d'otage du XXème siècle. Sur le point d'être exécuté, il se plonge dans ses souvenirs.
    A la fois émouvant et drôle, voilà un très bon Amélie Nothomb!!