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Conseils de lecture

21,90
par
30 janvier 2012

Une découverte !

J'ai acheté le livre avant hier ... Et je n'ai plus pu le lacher. Le meurtre d'un enfant c'est terrible, mais l'auteur sait vraiment nous passionner. C'est rare que je fasse de la pub pour un bouquin, mais là, ça le mérite. Lisez le vous même, vous ne serez pas déçus, parole de Magali ! Surtout si vous aimez l'ambiance avant guerre ...

PS je ne connais pas ceux qu'il a publié avant (Epices et Poisons, Violette Nozière). Quelqu'un les a lu et pourrait donner son avis ?


Flann O'Brien

Les Belles Lettres, Evelyn O'Nolan

23,00
par
30 janvier 2012

Les chroniques de la petite cruche pleine *

Cette chronique comme le livre dont il est question ici est un peu spéciale ( l'ouvrage est encore plus spécial). Nous avons donc entre les mains la réédition d'un ouvrage « Dublinoiseries » datant de 1983 édité chez Jean-Cyrille Godefroy qui contenait six histoires ou chroniques ou ce que vous voulez d’ailleurs. Quatre autres textes traduits par Rosine Inspektor, qui a aussi écrit une nouvelle préface figure dans cette nouvelle édition.
Un Flann O’Brien au sommet de son écriture (que dis-je de son art !). Pour ces chroniques il employait le nom de «Myles na nGopaleen», ces articles durèrent de 1940 à la mort de l’écrivain en 1966.
Il y a beaucoup de dérision dans l’œuvre de Flann O’ Brien, mais ici c’est un concentré d’humour dublinois. Ces articles ont été publiés par l’Irish Times dans «La chronique de Cruiskeen Lawn» (La petite cruche pleine). A consommer sans modération : « Le Whiskey est un hydromel fait à partir de grain, tout comme le pain ». Donnez-nous notre pain quotidien.

« WAAMA » Que se cache sous ces initiales ! Rien de moins que l’association des auteurs, artistes musiciens et écrivains irlandais. On devine que Flann avait peu d'estime pour eux et il semble que la réciproque soit également vraie ! Savez-vous ce qu'est un manieur de livres ! Un homme qui change les livres de place chez un riche qui bien évidement n'a pas le temps de lire, mais qui aimerait le faire croire ! La rétribution sera à la hauteur de la bourse de l'employeur ! Une excellente manière de se moquer de la bourgeoisie irlandaise, mais qui doit être pareille ailleurs.
« Le frangin » c'est quelqu'un et même plus que cela. Un homme attend son bus et trouve toujours une bonne âme pour écouter ses discours sur ce frangin, homme qui a tout lu, tout bu, tout entendu et qui a des idées sur tout ! Par exemple c'est la fin de la guerre et la pénurie frappe l'Irlande ; la solution : que tous les habitants du pays restent au lit une semaine par mois. Si on ne travaille pas, on n'a pas faim, donc un quart des besoins mensuels est ainsi économisé ! Etc, etc....heureusement pour l'oreille qui doit subir l'apologie du frangin, et faire semblant d'écouter, le bus arrive.....
« Critique, art et littérature » permet à Flann O'Brien de tremper sa plume dans le vitriol contre certains de ses contemporains, écrivains surtout ! Il dénonce l'absurdité de l'art, de ses adorateurs en citant cet échange de phrases soi-disant entendu dans un cocktail :
- Savez-vous mon cher que mon arrière grand-père a été tué à Waterloo ?
Vraiment mon coeur, sur quel quai ?
Ne soyez pas ridicule, Godfrey. Comme si le quai avait une importance.
Après la bourgeoisie Flann O'Brien change de cible ! « Le bon peuple d’Irlande » est un dialogue entre ce bon peuple d’Irlande et l’auteur. Lequel auteur semble prendre les irlandais pour des benêts !
Dans « Le bureau de recherche » prière de s’agripper à ce que l’on peut, car entre l’encre qui boit « cette nouvelle encre qui exhale d’insidieuses vapeurs spiritueuses dont la recherche se poursuit à grand pas », la mise au point d’un remède pour soigner la flémingite aiguë ou le pantalon d’urgence qui a des poches du diamètre exact des bouteilles de bière sans oublier le train fonctionnant à la tourbe, arrachage et combustion instantanée, les jurés du concours Lépine y perdraient leur latin , ou leur gaélique en Irlande!. Et que dire de cette idée d’ouvrir les pubs de 2 heures à 5 heures du matin seulement ? ?
Grave problème également dans« Sir Myles Na gCopaleen » (le p’pa) est-il mort ? Le fait d’être ressuscité 8 jours après annule-t-il son testament et le remariage de sa veuve ?
Et que faire de tous « Les Raseurs » répertoriés par Flann ? Ces types qui ont une lame de rasoir ou une montre, celui qui ne veut pas avoir la radio, ou encore celui qui ne croit pas au grand air ? Pour ne plus passer pour un raseur, je porte la barbe depuis trente ans !
Dans la rubrique « Divers » Flann O'Brien passe du coq , non du poulet avec une recette que je ne tenterai pas, à l'âne, sa bête noire « Le bon peuple d'Irlande » !
Un excellent ouvrage pour mieux découvrir Flann O'Brien dont malheureusement pour lui la reconnaissance en tant que romancier fut posthume.
*Cruiscin Lan en gaélique.


21,10
par
30 janvier 2012

Elsa ancienne professeure et pédopsychiatre est atteinte d’un cancer. Elle préfère rentrer chez elle auprès de son mari Martii peintre renommé que de rester en soins palliatifs. Pour profiter encore de la vie et de sa famille. Comme pour prolonger ces choses qu’elle a aimé, elle propose à Anna, une de ses deux petites-filles de se déguiser et de prendre le thé comme quand Anna était enfant. Anna découvre une robe qui n’était ni à sa grand-mère ni à sa mère Eleonoora. Elsa lui raconte à qui appartenait cette robe et lui dévoile un secret.


Elsinki, Années 1960: Martii est au tout début de sa carrière d’artiste peintre et Elsa effectue de nombreux déplacements pour ses travaux d’études sur les enfants. Eeva étudiante est employée par le couple pour s’occuper d’Eleonoora lorsqu’Elsa s'absente. Ce qui n’aurait pas dû se produire arrive, Martii et Eeva tombent amoureux. Vous comprendrez qui est la propriétaire de la robe retrouvée par Anna. L’erreur serait de croire que ce roman ne parle que de cette histoire d’amour ! Car avec une écriture posée, Riikka Pulkkinen nous dépeint des sentiments forts comme le sont la peur de la mort, le vent de liberté et d’indépendance durant les années soixante, l’envie d’Elsa de mener de front sa carrière professionnelle et familiale, les liens entre les membres de cette famille. Sans compter qu'avec habileté, elle se glisse dans la peau de plusieurs personnages tout au long du récit. Des personnages humains, touchants à qui elle a su insuffler une densité et une profondeur. Et, puis il y aussi cette faculté à décrire si justement Martii et Elsa au début de leur vie de famille et cinquante ans plus tard avec ce que la vie leur a apporté.

Alors, c’est vrai je pourrais continuer à vous énoncer toutes les qualités de ce roman mais je vous dirai juste qu’il est très beau sur toute la ligne ! Riikka Pulkkinen nous offre une histoire prenante avec sensibilité et beaucoup de talent !


Bathany, Jean-Pierre

Sixto

par
29 janvier 2012

La première bande dessinée des éditions Sixto

« L'Ange noir » est le surnom de Judith Mérieux,
avocate au Barreau de Nantes, dont les plaidoiries
en ont fait pâlir plus d'un. Et quand on finit sous les
verrous, même le plus beau des anges vous paraît
funeste. L'avocate ne prend cependant pas sa
réputation au sérieux, pas plus que les lettres de
menaces qu'elle reçoit depuis quelque temps déjà.
Un matin, elle est retrouvée assassinée dans son
bureau. Aurait-elle payé de sa vie une rancoeur
tenace ?
Jérôme Mathé est passionné de rock et de cinéma,
et surtout de bande dessinée. Ses premiers travaux
portaient sur la science-fiction et la contre-culture.
Avec cet album, il s'approprie les codes du polar.

« Mathé dessine sa ville plus vraie que nature au fil des pages haletantes de L'Ange Noir. »
Presse Océan

« Un style graphique original (…), on pense côté visuel, à certains comics, et en particulier à Queen & Country de Greg Rucka. »
Bédépolar

« Rebondissements et fausses pistes comme on aime (…), des persos bien typés. Il y a aussi le rideau final qui s'emballe tellement qu'on se demande comment le scénar trouvera sa fin. »
Mauvais Genre


14,00
par (Libraire)
29 janvier 2012

Bouleversant

Je viens de finir le Enola Game de Christel Diehl et je suis resté scotché. C'est un roman d'une puissance narratrice rare. L'intensité monte au fur et à mesure des pages. L'atmosphère inquiétante , le climat lourd , les doutes, l'angoisse, l'attente, la méfiance, la mélancolie, les souvenirs, l'espoir sont autant de thèmes que Christel Diehl traite avec brio et sobriété. Pour un premier roman c'est une réussite. C'est un texte ramassé qui appelle au devoir de mémoire, qui touche notre propre histoire culturelle et qui en peu de pages dit
l'indicible. Il m'évoque le magnifique livre de Luciano Bolis : Mon grain de sable. On ne peut rester indifférent à la détresse de son personnage, à cette femme à la fois forte mais dont les certitudes s'ébranlent à l'image d'une feuille de papier qui brûle petit à petit.
Un grand livre bouleversant.