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Conseils de lecture

par (Libraire)
1 février 2012

Il existe plusieurs nouvelles éditions des pieds nickelés, toutes plus ou moins de qualité. Celle-ci ne m'attirait pas car elle avait l'air de parler politique, mais je l'ai lu sur le conseil d'un ami.
On retrouve ainsi les 3 compères, toujours à la recherche de la fortune. Cette fois-ci, le filon se trouve à l'Elysée et on croise avec plaisir au fil de l'histoire divers personnages politiques malmenés par les pieds nickelés.
Simple mais drôle.


par (Libraire)
1 février 2012

Bd humoristique destinée aux 8-12 ans. Les gags sont drôles, les illustrations et décors vraiment sympa. Et cela, tout en découvrant les personnages principales de la mythologie. De quoi donner envie peut être aux enfants d'aller plus loin sur le thème.


11,00
par (Libraire)
1 février 2012

Un joli album à travers lequel on suit les idées loufoques d'un petit garçon qui imagine ce qu'il ferait s'il était président. C'est drôle et en même temps on peut amener les enfants à réfléchir aux difficultés ainsi qu'aux conséquences liées au pouvoir.


par
1 février 2012

Nouvelle incursion dans le polar japonais avec le deuxième roman traduit en France de Keigo Higashino, « Le dévouement du suspect X ». Si les auteurs Miyuki Miyabe et Natsuno Kirino m’avaient déjà conquise par leurs thrillers torturés et habilement construits, Keigo Higashino n’est pas en reste avec ce roman policier plutôt savant, qui mérite le coup d’œil !

Dans « Le dévouement du suspect X », autant le dire sans détour, il ne faut pas s’attendre à du suspense ni à de l’action trépidante ! En effet, nous sommes en présence d’un roman policier tout ce qu’il y a de plus classique dans la forme, je veux dire par là que l’on suit le cours d’une enquête de manière assez linéaire. D’ailleurs, dès les premières pages, nous savons déjà qui la victime et qui est le meurtrier, le but du roman n’est donc pas de nous faire découvrir qui a commis ledit crime. Non, ce qui nous intéresse ici, c’est de découvrir les mécanismes d’une enquête : recherche des suspects, vérification des alibis, mobile du crime, etc. Tout ce qui concourt à l’arrestation d’un criminel. Et tout ce que va chercher à démonter Ishigami en cachant le crime de sa voisine Yasuko Hanaoka !


Explications : Alors que son ex-mari venait la harceler jusque chez elle, Yasuko Hanaoka finit par le tuer avec sa fille, encore collégienne. Problème, son voisin mathématicien (Ishigami) a tout entendu et se propose de l’aider à cacher le crime. Il s’engage à se débarrasser du corps, et lui donne des directives pour faire face aux questions des policiers. Esprit brillant, celui-ci a pensé à chaque détail de l’enquête et c’est donc à reculons, tel un exercice mathématique que l’on cherche à démonter point par point, que nous suivons l’investigation des policiers. Et je peux vous dire que, même moi qui n’ai pas du tout la bosse des maths, j’ai adoré suivre le cheminement, de l’analyse du mobile aux déductions qui en découlent. C’est assez impressionnant, on en viendrait (presque) à aimer les maths !

L’auteur nous offre donc un roman solide, ingénieux, une espèce de « crime parfait » qu’il cherche à disséquer à rebours et ce n’est qu’au fur et mesure de l’enquête que l’on comprend pourquoi Ishigami a donné telle ou telle instruction à sa voisine et à sa fille. En dehors de la résolution de cette énigme « mathématique », l’auteur s’intéresse également à l’aspect psychologique de ses personnages, à ce qui les motive. Pourquoi Ishigami protège-t-il sa voisine au risque d’être jugé complice de son crime ? Et comment font la mère et la fille pour continuer à vivre avec ce poids sur la conscience ? Car ce quasi-étranger a pris de gros risques pour les aider à dissimuler leur crime… En somme, Keigo Higashino nous livre un très bon roman policier, où affectif et logique se mêlent avec succès, et qui plaira vraisemblablement aux amateurs de déductions en tous genres !


16,00
par
1 février 2012

Jocelyne, appelée Jo, quarante-sept ans tient une mercerie à Arras. Mariée à Jocelyn et les deux enfants partis de la maison. Elle mène une existence simple comme tant d’autres où elle a trouvé sa place. Un blog pour partager sur la couture et le tricot et deux amies jumelles qui mettent un peu de fantaisie dans sa vie. Ce sont elles qui la poussent à jouer une fois à l’Euromillions. Une seule fois, une chance sur des millions et Jocelyne remporte un chèque de dix-huit millions cinq cent quarante-sept mille trois cent un euros et vingt-huit centimes.

Avec une telle somme, Jocelyne pourrait acheter l’écran plat et la Porsche que son mari aimerait tant avoir, un joli manteau pour elle, un nouveau micro-ondes…Son chèque caché dans une semelle de chaussure reste une liste de besoins et d’envies. Seul son père qui perd la mémoire toutes les six minutes a entendu son secret. A l’adolescence, la mort de sa mère et la maladie de son père l’ont aiguillée dans une vie qu’elle n’avait pas imaginée. Elle qui voulait devenir styliste a dû ravaler son ambition. Lorsqu'elle a accouché d’un enfant mort, Jocelyn est devenu méchant, violent. Jocelyne a courbé l’échine, encaissé les mots durs. Elle ne parle jamais du prix de cette souffrance passée mais elle sait que le bonheur sans être doré de millions est fragile. Sans vouloir occuper le devant de la scène, elle apporte beaucoup aux autres et à sa famille. Sur la pointe des pieds, Jocelyne se contente d’imaginer ce que sa vie serait si elle encaissait ce chèque. On pourrait presque imaginer la suite comme un conte de fée. Et bien non.

Avec une écriture sans fioriture et sensible, Grégoire Delacourt colle au plus près des émotions ! A travers Jocelyne, il nous interpelle sur nos éternels besoins, l’amour et nos rêves avortés. Si deux détails m’ont gênée (le salaire de son mari en tant qu’ouvrier et l’apparition finale d’un personnage), ils ont été balayés par l’ensemble du livre ! Après "l‘écrivain de la famille", ce roman m’a beaucoup touchée (mes yeux ont hébergé des poissons remplis d'eau) !