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Conseils de lecture

8,00
par
31 janvier 2012

Un rendez-vous réussi

Il s'agit d'un vrai voyage au coeur de l'Afrique Noire que de se laisser porter par la poésie de Rendez-vous après la pluie. Loin des clichés habituels, c'est une Afrique profonde, réelle et variée qui nous est proposée par l'auteur. Un continent représenté dans ce que son quotidien a de plus sincère. Vraiment, de jolis textes chargés d'émotions et de vérité. Quand on connait l'Afrique, cet ouvrage en est une évocation fidèle et si délicate.


par
31 janvier 2012

Très bien!

Ce roman (le premier d'une trilogie) est réellement bien ficelé.

L'histoire est prenante et originale : Gwendoline est une jeune lycéenne et a en elle le gène du voyage dans le temps. La voilà partie, accompagné de Gidéon, à travers les siècles pour récolter les gouttes de sang des 10 autres voyageurs ( ils ne sont que 12 à avoir ce gène), afin de refermer le cercle et accéder à l'ultime secret... Mais bien évidemment rien ne se passe comme prévu!

Grace, la mère de Gwen, est réticente et a des choses à cacher, le Comte saint germain a des pouvoirs nocifs et s'en prend à Gwen... L'intrigue ne manque pas de rebondissements!

Les personnages sont attachants : Gwen est une jeune fille banale qui se révèle être très débrouillarde, Gidéon son acolyte est un garçon prétentieux à première vue mais avec une sensibilité qui ne demande qu'à s'exprimer, Leslie, la meilleure amie de Gwen est une bouffée d'air pure, toujours rieuse et optimiste...

Le seul hic de ce roman c'est la couverture qui ne reflète pas du tout ce qui se trouve à l'intérieur du livre!


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31 janvier 2012

Rose, célibataire, la quarantaine est traductrice et vit dans le quartier de Montmartre. Elle retrouve régulièrement en fin de journée ses amis (autrement dit la Pap’team ) pour prendre un verre au Papillon.

Cette dizaine d’amis s’appelle par des surnoms. Zero ( c’est-à-dire Rose) aime particulièrement ce point d’ancrage dans sa journée. Ils discutent, s’interrogent, décompressent d’une journée de s’inquiètent pour celui (ou celle) qui semble aller mal. Il y a les fidèles, ceux qui passent moins souvent, les couples formels ou non, les affinités qui font que l’on est ami ou seulement copain. Quand Rose gagne soixante mille Euros à un jeu concours, elle décide d’écrire. De raconter ce qu’est la Pap’team et d’interviewer chacun. Se pose la question : écrire sur ses amis, n’est ce pas les trahir ? Même si ce roman n’est pas parfait (quelques longueurs et des paragraphes qui auraient mérité une relecture), je l’ai aimé ! Parce que ce roman est d’une vitalité réelle, que l’humour et les réflexions sont tout à fait crédibles ! J’ai eu l’impression d’être aux côtés de Rose et de sa bande d’amis, certains m’ont agacé quelquefois ou m’ont fait sourire ... comme dans la vie !

Une auteure à suivre de près car il s’agit de son premier roman.


21,90
par
30 janvier 2012

Une découverte !

J'ai acheté le livre avant hier ... Et je n'ai plus pu le lacher. Le meurtre d'un enfant c'est terrible, mais l'auteur sait vraiment nous passionner. C'est rare que je fasse de la pub pour un bouquin, mais là, ça le mérite. Lisez le vous même, vous ne serez pas déçus, parole de Magali ! Surtout si vous aimez l'ambiance avant guerre ...

PS je ne connais pas ceux qu'il a publié avant (Epices et Poisons, Violette Nozière). Quelqu'un les a lu et pourrait donner son avis ?


Flann O'Brien

Les Belles Lettres, Evelyn O'Nolan

23,00
par
30 janvier 2012

Les chroniques de la petite cruche pleine *

Cette chronique comme le livre dont il est question ici est un peu spéciale ( l'ouvrage est encore plus spécial). Nous avons donc entre les mains la réédition d'un ouvrage « Dublinoiseries » datant de 1983 édité chez Jean-Cyrille Godefroy qui contenait six histoires ou chroniques ou ce que vous voulez d’ailleurs. Quatre autres textes traduits par Rosine Inspektor, qui a aussi écrit une nouvelle préface figure dans cette nouvelle édition.
Un Flann O’Brien au sommet de son écriture (que dis-je de son art !). Pour ces chroniques il employait le nom de «Myles na nGopaleen», ces articles durèrent de 1940 à la mort de l’écrivain en 1966.
Il y a beaucoup de dérision dans l’œuvre de Flann O’ Brien, mais ici c’est un concentré d’humour dublinois. Ces articles ont été publiés par l’Irish Times dans «La chronique de Cruiskeen Lawn» (La petite cruche pleine). A consommer sans modération : « Le Whiskey est un hydromel fait à partir de grain, tout comme le pain ». Donnez-nous notre pain quotidien.

« WAAMA » Que se cache sous ces initiales ! Rien de moins que l’association des auteurs, artistes musiciens et écrivains irlandais. On devine que Flann avait peu d'estime pour eux et il semble que la réciproque soit également vraie ! Savez-vous ce qu'est un manieur de livres ! Un homme qui change les livres de place chez un riche qui bien évidement n'a pas le temps de lire, mais qui aimerait le faire croire ! La rétribution sera à la hauteur de la bourse de l'employeur ! Une excellente manière de se moquer de la bourgeoisie irlandaise, mais qui doit être pareille ailleurs.
« Le frangin » c'est quelqu'un et même plus que cela. Un homme attend son bus et trouve toujours une bonne âme pour écouter ses discours sur ce frangin, homme qui a tout lu, tout bu, tout entendu et qui a des idées sur tout ! Par exemple c'est la fin de la guerre et la pénurie frappe l'Irlande ; la solution : que tous les habitants du pays restent au lit une semaine par mois. Si on ne travaille pas, on n'a pas faim, donc un quart des besoins mensuels est ainsi économisé ! Etc, etc....heureusement pour l'oreille qui doit subir l'apologie du frangin, et faire semblant d'écouter, le bus arrive.....
« Critique, art et littérature » permet à Flann O'Brien de tremper sa plume dans le vitriol contre certains de ses contemporains, écrivains surtout ! Il dénonce l'absurdité de l'art, de ses adorateurs en citant cet échange de phrases soi-disant entendu dans un cocktail :
- Savez-vous mon cher que mon arrière grand-père a été tué à Waterloo ?
Vraiment mon coeur, sur quel quai ?
Ne soyez pas ridicule, Godfrey. Comme si le quai avait une importance.
Après la bourgeoisie Flann O'Brien change de cible ! « Le bon peuple d’Irlande » est un dialogue entre ce bon peuple d’Irlande et l’auteur. Lequel auteur semble prendre les irlandais pour des benêts !
Dans « Le bureau de recherche » prière de s’agripper à ce que l’on peut, car entre l’encre qui boit « cette nouvelle encre qui exhale d’insidieuses vapeurs spiritueuses dont la recherche se poursuit à grand pas », la mise au point d’un remède pour soigner la flémingite aiguë ou le pantalon d’urgence qui a des poches du diamètre exact des bouteilles de bière sans oublier le train fonctionnant à la tourbe, arrachage et combustion instantanée, les jurés du concours Lépine y perdraient leur latin , ou leur gaélique en Irlande!. Et que dire de cette idée d’ouvrir les pubs de 2 heures à 5 heures du matin seulement ? ?
Grave problème également dans« Sir Myles Na gCopaleen » (le p’pa) est-il mort ? Le fait d’être ressuscité 8 jours après annule-t-il son testament et le remariage de sa veuve ?
Et que faire de tous « Les Raseurs » répertoriés par Flann ? Ces types qui ont une lame de rasoir ou une montre, celui qui ne veut pas avoir la radio, ou encore celui qui ne croit pas au grand air ? Pour ne plus passer pour un raseur, je porte la barbe depuis trente ans !
Dans la rubrique « Divers » Flann O'Brien passe du coq , non du poulet avec une recette que je ne tenterai pas, à l'âne, sa bête noire « Le bon peuple d'Irlande » !
Un excellent ouvrage pour mieux découvrir Flann O'Brien dont malheureusement pour lui la reconnaissance en tant que romancier fut posthume.
*Cruiscin Lan en gaélique.