L'Objet-personne, Une anthropologie de la croyance visuelle
EAN13
9782728825820
Éditeur
Editions Rue d'Ulm-Æsthetica
Date de publication
Langue
français
Fiches UNIMARC
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L'Objet-personne

Une anthropologie de la croyance visuelle

Editions Rue d'Ulm-Æsthetica

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À quelles conditions un objet inanimé peut-il, dans l’espace de la mémoire
sociale, penser, prendre la parole ou répondre à un regard ? En apparence,
l’objet semble agir comme l’être humain qu’il remplace. Poursuivant le travail
amorcé dans _Le Principe de la chimère_ , les recherches ici réunies montrent
que, lorsqu’un lien de croyance s’établit, l’objet-personne agit en fait de
manière bien plus complexe. Sous forme de jouet, de statuette rituelle, de
monument funéraire ou d’œuvre d’art, cet être animé par la pensée est plus
proche d’un cristal que d’un miroir.
Dans le primitivisme moderne, il faut toujours qu’un objet soit une œuvre.
Carlo Severi fait le choix inverse de considérer, d’une part, la production
d’images comme un fait d’espèce, inséparable de l’exercice de la pensée (et
donc universelle) et, d’autre part, « le jeu de l’art occidental » comme l’un
des jeux possibles, et non le seul, que l’on peut risquer avec l’image. Pour
développer cette hypothèse, il étudie trois types d’espace : abstrait,
chimérique et gouverné par les lois de la perspective.
Au sein d’une même culture, et dans toute culture, cohabitent plusieurs
niveaux ontologiques, liés à l’exercice d’une pensée par l’image.
L’anthropologie de la mémoire telle que la construit Carlo Severi conduit à
une _anthropologie générale_ des formes d’exercice de la pensée.

_91 illustrations noir et blanc_
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