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Penser la famille au XIXe siècle (1789-1870)
EAN13
9782862727554
Éditeur
Presses universitaires de Saint-Étienne
Date de publication
Collection
Le XIXe siècle en représentation(s)
Langue
français
Fiches UNIMARC
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Penser la famille au XIXe siècle (1789-1870)

Presses universitaires de Saint-Étienne

Le XIXe siècle en représentation(s)

Livre numérique

  • Aide EAN13 : 9782862727554
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    12.99
Dans la France du dix-neuvième siècle, l’institution familiale se trouve dans
une phase de transition historique, et dans une position à la fois triomphale
et contestée. Avec l’avènement de la classe et des valeurs bourgeoises portées
par la Révolution se répand le modèle domestique bourgeois ; les familles de
type nobiliaire ou paysan, enracinées dans une terre et une tradition, prises
dans un réseau de relations lignagères et communautaires, et placées sous
l’autorité du père, reculent devant le ménage mobile, autonome, rassemblé par
l’amour autour de la mère et des enfants, qui caractérise notre civilisation
industrielle et urbaine. Ce livre interroge la façon dont les intellectuels du
dix-neuvième siècle ont pensé la mutation de la famille, considérée dans son
rôle de médiateur entre l’individuel et le social. La première partie fait le
point sur l’état de l’institution dans l’avant-dernier siècle, telle que nous
pouvons la penser aujourd’hui. La famille est appréhendée en tant que
maisonnée dans l’espace, et lignée dans le temps ; dans le jeu de ses
alliances et l’enchaînement de ses filiations ; dans ses fonctions sexuelle,
économique, autoritaire et, de plus en plus, sentimentale ; sans oublier les
infractions qui tout ensemble contestent et confirment ses règles. La deuxième
partie examine comment, de la Révolution à l’aube de la Troisième République,
la famille a suscité chez les penseurs différents types de discours : des
formules conservatrices qui se réclament du nom du Père et de la Tradition,
patriarcalisme et phallocentrisme ; en antithèse, des formules de contestation
qui opposent à la famille un utopisme totalitaire (focalisé sur la Cité),
libertaire (recentré sur le moi) ou féministe (défenseur du sexe opprimé) ;
enfin, des formules « progressistes » qui affirment les droits de l’individu,
du citoyen et du coeur, paternalisme éclairé, réformisme libéral, et
familialisme romantique. Une telle étude apparaît d’autant plus opportune
aujourd’hui que, un peu comme dans les décennies postrévolutionnaires, la
famille est en pleine redéfinition, et se pense volontiers sur le mode de la
crise.
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