Le petit manuel de capoeira
Éditeur
Budo Editions
Date de publication
Nombre de pages
288
Langue
français
Fiches UNIMARC
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Le petit manuel de capoeira

Budo Editions

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Extrait

La malícia
La malícia, dont parlent tant les capoeiristes, ne correspond pas exactement au français « malice » ; c'est une des qualités d'un bon joueur. On a recours à la malícia aussi bien dans le Jeu que dans la vie réelle.
Voyons un exemple simple et clair : disons que João possède la malícia. Il observe Zé Mané tandis que celui-ci joue avec d'autres. João note les coups que Zé utilise le plus, remarque s'il sait bien faire tomber son adversaire, quels sont les points faibles de ses techniques, debout et au sol, quelles sont ses manies, en quelles occasions il exécute des floreios acrobatiques et s'il reste ouvert à ces moments-là, etc.
Lorsqu'il joue avec Zé, João tient compte de cette observation et utilise les points forts et les points faibles qu'il a notés chez lui. João, par exemple, ouvre (exprès) sa garde au coup préféré de Zé (et il est certain que Zé Mané l'attaquera). Lorsque vient l'attaque de Zé, João, qui l'attend déjà, contre-attaque et le fait tomber. Il peut aussi lui « montrer » simplement sa contre-attaque (ou la chute) sans la finaliser, selon sa personnalité (et le type de jeu, qui peut être pour s'amuser ou un jeu dur).
Mais d'une manière plus complète et plus complexe, si l'on considère le jeu non seulement dans la ronde, mais aussi dans la vie, on peut discerner dans la malícia deux aspects :
1. La connaissance de la nature humaine – en particulier, de son côté sombre –, qui vient avec le temps, à mesure que nous jouons dans différentes rondes avec des amis et des inconnus, et qui vient aussi de l'observation des « jeux » entre les gens au quotidien. Cette connaissance, que tout le monde acquiert, est la conséquence directe de la pratique du Jeu.
2. La bonne humeur, le sourire, une légère et saine ironie. Cette compréhension permet au capoeiriste de voir les côtés les plus obscurs de l'être humain et de la société sans perdre sa joie de vivre, sans devenir un solitaire aride et cynique. La bonne humeur ne vient pas toute seule, mais doit être cultivée. Une des façons de le faire est de partager la vie de mestres et de capoeiristes qui possèdent cette qualité.
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