Ne les crois pas
EAN13
9782809802306
ISBN
978-2-8098-0230-6
Éditeur
Archipel
Date de publication
Collection
SUSPENSE
Nombre de pages
350
Dimensions
24 x 15 x 0 cm
Poids
534 g
Langue
français
Langue d'origine
allemand
Code dewey
849
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Ne les crois pas

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Archipel

Suspense

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Sebastian Fitzek, la jeune révélation du suspense allemand, est né en 1971. Après des études de droit et plusieurs années passées dans une grande radio berlinoise, il se tourne vers l'écriture. Il est l'auteur de Thérapie, traduit dans 22 pays, sélection du grand prix 2010 des lecteurs du Livre de Poche.

Ils te diront que je suis morte !
Quoi qu'ils te disent...
... ne les crois pas !

NE LES CROIS PAS

SEBASTIAN FITZEK

DU MÊME AUTEUR

Thérapie, L'Archipel, 2008.e9782809803556_i0002.jpg

Ce livre a été publié sous le titre Amokspiel par Knaur, Munich, 2006.

www.editionsarchipel.com

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Et, pour le Canada, à Edipresse Inc., 945, avenue Beaumont, Montréal, Québec H3N 1W3.

ISBN 978-2-8098-0230-6

Copyright © Knaur Taschenbuch, 2007.
Copyright © L'Archipel, 2009 pour la traduction française.

Sommaire

Biographie
Ils te diront que je suis morte !Quoi qu'ils te disent...... ne les crois pas !
NE LES CROIS PAS
DU MÊME AUTEUR
Page de titre
Page de Copyright
Dédicace
Prologue
PREMIÈRE PARTIE
1 - Huit mois plus tard
2

À la mémoire de C. F.
Tu étais si sûre de toi
que tu n'as même pas attendu la fin.

Le destin mêle les cartes, nous jouons.

ARTHUR SCHOPENHAUER

Prologue

Il était très précisément 18 h 49 lorsqu'il reçut l'appel qui devait anéantir sa vie. Lorsqu'on le questionna par la suite, tout le monde s'étonna qu'il ait gardé l'heure exacte en mémoire : la police, son incapable d'avocat, et même les deux agents des services secrets, ces hommes en noir qui avaient probablement caché la cocaïne dans sa voiture. Tous lui demandèrent pourquoi il se souvenait de ce détail, insignifiant eu égard à ce qui devait advenir. La réponse était simple. Peu après le début de la communication, il s'était mis à fixer l'horloge clignotante de son répondeur. C'était toujours ce qu'il faisait lorsqu'il devait se concentrer. Ses yeux cherchaient un point où se poser. Une salissure sur la vitre, un pli dans la nappe, ou encore l'aiguille d'une pendule. Il avait besoin de ce point d'ancrage. Tel un bateau solidement amarré au port, son esprit retrouvait alors le calme nécessaire pour bien réfléchir. Du temps où il était encore psychologue, lorsqu'il écoutait des patients se confier à lui dans son cabinet, son regard se fixait toujours sur une petite déformation dans la veinure de la porte en bois massif. Selon les variations de la lumière, qui pénétrait dans la pièce par des vitres teintées, on aurait dit une étoile, un visage d'enfant ou encore une silhouette nue tracée d'une main frivole.

Lorsque, à 18 h 49, il décrocha le combiné, il était bien loin de songer à une possible catastrophe. Il parcourait inlassablement des yeux l'étage inférieur de son duplex de la place du Gendarmenmarkt. Tout était parfait. Luisa, sa gouvernante roumaine, avait réalisé des merveilles. Une semaine plus tôt, il était encore d'avis que cette résidence secondaire située au cœur du nouveau Berlin était une pure folie, qu'il n'avait achetée que sous l'influence d'un conseiller financier manipulateur. Mais, finalement, il était heureux que l'agence immobilière à qui il avait confié l'appartement n'ait pas encore réussi à trouver de locataire. Ainsi, il pourrait surprendre Leoni avec un menu raffiné, qu'ils dégusteraient en haut, sur la terrasse, avec vue sur la façade illuminée du Konzerthaus. Et là, il lui poserait la seule question qu'elle lui avait interdite jusqu'à présent.

— Allô ?

Le téléphone à l'oreille, il gagna la vaste cuisine, dont l'équipement n'avait été livré et installé que l'avant-veille. Il en allait de même pour presque tout le reste du mobilier. D'ordinaire, il résidait entre Potsdam et Berlin, dans une villa avec vue sur le lac de Jungfernsee.

Ce train de vie, il le devait à une aisance financière acquise grâce à ses dons exceptionnels de psychologue, et ce avant même le début de ses études. À force de tact et de persuasion, il était parvenu in extremisà empêcher le suicide d'une amie de lycée, désespérée d'avoir raté son bac. Le père de cette dernière, un entrepreneur, lui avait montré sa gratitude en lui offrant des actions de sa société de développement de logiciels, qui ne valaient alors pas grand-chose. Quelques mois plus tard, leur cours s'était soudain envolé jusqu'à des hauteurs vertigineuses.

— Allô ? reprit-il.

Alors qu'il se dirigeait vers le frigo pour en sortir le champagne, il s'arrêta pour essayer de comprendre les mots prononcés à l'autre bout de la ligne. En vain. Les bruits parasites étaient si forts qu'il ne pouvait saisir que quelques syllabes hachées.

— Chérie ? C'est toi ?

— ... ui... déso...

— Quoi ? Où es-tu ?

D'un pas rapide, il retourna jusqu'à la base de son téléphone sans fil, posée sur la table basse du salon, juste devant la fenêtre panoramique donnant sur le Schauspielhaus.

— Tu m'entends mieux, maintenant ?

Avec ce téléphone, il captait parfaitement dans tout l'immeuble. Il aurait même pu prendre l'ascenseur avec, descendre les sept étages et aller en face commander un café dans le hall de l'hôtel Hilton, sans qu'à aucun moment la conversation s'interrompît. Si la réception était mauvaise, cela ne venait certainement pas de son téléphone, mais plutôt de celui de Leoni.

— ... aujourd'... plus jam...

Le reste de ses paroles disparut derrière une avalanche de grésillements rappelant le bruit d'un vieux modem analogique. Puis, brusquement, il n'entendit plus rien, à tel point qu'il crut que la ligne avait été coupée. Il jeta un regard sur l'écran du téléphone, qui dégageait une étrange lumière verte.

Connecté !

Il remit l'appareil contre son oreille. Juste à temps pour entendre distinctement un seul et unique mot, avant que la cacophonie ne reprenne le dessus. Ce mot le convainquit que c'était effectivement Leoni qui essayait de lui parler. Qu'elle n'allait pas bien du tout. Et que ce n'étaient certainement pas des larmes de joie qui coulaient de ses yeux au moment où elle avait articulé cette unique syllabe, qui devait le poursuivre sans relâche durant les huit mois à venir : morte.

Morte ? Ou peut-être mort ? Il essayait de comprendre. Est-ce qu'elle voulait dire que le rendez-vous était mort ? Peu à peu, il se laissa gagner par une impression étrange, qu'il n'avait ressentie jusque-là que lorsqu'il conduisait sa voiture dans des quartiers inconnus. Ce sentiment qui le conduisait à verrouiller instinctivement les portières de sa Saab dès qu'un piéton s'approchait trop près.

Non, pas le bébé !

Cela faisait tout juste un mois qu'il avait retrouvé dans la poubelle l'emballage vide de son test de grossesse. Elle ne lui en avait rien dit. Comme toujours. Lorsqu'il parlait de Leoni Gregor à ses amis, il la décrivait avec amour comme une personnalité « discrète » et « mystérieuse ». Des gens moins bien disposés à son égard l'auraient sans doute jugée « renfermée », voire tout simplement « bizarre ».

Vus de l'extérieur, Leoni et lui faisaient figure de jeune couple idéal, le genre que l'on voit dans les photographies des publicités. D'un côté, la belle au teint hâlé et à la chevelure noire bouclée ; de l'autre, le trentenaire à l'air juvénile et à la coiffure un peu trop stricte, qui porte dans les yeux une lueur d'incrédulité à l'idée d'avoir une femme aussi sublime à ses côtés. En apparence, ils allaient bien ensemble. Mais leurs caractères étaient diamétralement opposés.

Alors que, dès leur premier rendez-vous, il lui avait raconté sa vie en long et en large, Leoni ne lui avait révélé que le strict minimum. Il savait seulement qu'elle n'habitait Berlin que depuis peu et qu'elle avait grandi en Afrique du Sud, où toute sa famille avait péri lors de l'incendie d'une usine chimique. Ces quelques éléments mis à part, son passé était pour lui comme un vieux journal intime dont les feuilles se détachaient une à une. Sur certaines pages, on pouvait lire quelques lignes griffonnées à la hâte, mais il manquait des paragraphes entiers. Et, chaque fois qu'il voulait savoir où é...
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