Biodiversité fonctionnelle
Éditeur
Editions France Agricole
Date de publication
Langue
français
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Biodiversité fonctionnelle

Editions France Agricole

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  • AideEAN13 : 9782855575483
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**De la lutte biologique**

Depuis des millenaires, l'homme utilise d'autres animaux pour se proteger
d'organismes nuisibles. Durant l'Antiquite, ce fut le chat, venere en Égypte,
qui a ete eleve pour proteger les denrees alimentaires contre les attaques des
rongeurs. Plus recemment, au xixe siecle, Rene-Antoine Ferchault de Reaumur,
physicien et naturaliste français, fit des recherches sur quelques
auxiliaires, dont un nevroptere (hemerobe), pour proteger les plantes des
attaques de pucerons.

Dans les annees 1970, fut developpee la lutte biologique, c'est-a-dire
l'utilisation et le commerce d'organismes vivants (denommes « auxiliaires »
dans cet usage) ou de leurs produits pour empecher ou reduire les pertes ou
dommages causes par des organismes nuisibles. Mais elle est souvent utilisee
en milieu protege, sous abri (serres, tunnels, etc.) ou l'on identifie le ou
les ravageurs pour acheter et lacher les auxiliaires les plus adaptes. Ils
peuvent etre indigenes ou exotiques. Ils nettoient tres bien les plantes, mais
peuvent laisser quelques proies. En effet, les predateurs et les parasitoides
conservent toujours des individus pour les generations suivantes, afin
d'eviter que l'espece ne disparaisse de son milieu. Mais comme ce milieu est
artificiel et pauvre en habitats, ils ne trouvent pas les autres elements
necessaires a leur cycle de vie complet, comme par exemple du pollen pour les
syrphes ou encore des sites d'hivernage. On doit donc realiser des lachers
regulierement.

La lutte biologique presente egalement l'inconvenient d'introduire des especes
exotiques, comme ce fut le cas avec la coccinelle asiatique (Harmonia
axyridis), avec le risque qu'elles s'echappent. À ce sujet, je vous conseille
la lecture du livret La Lutte biologique : les principaux predateurs (voir
bibliographie, p. 141) qui repertorie les predateurs commercialises pour la
lutte biologique et qui signale si ces especes sont indigenes ou exotiques.

Cette lutte biologique peut etre couplee avec d'autres techniques : la lutte
chimique, en essayant d'utiliser des insecticides ou des anti-limaces non
toxiques pour les auxiliaires laches ; biotechnique (comme les pheromones) qui
est une solution alternative a l'utilisation des insectes tres interessante ;
genetique avec les varietes les moins sensibles possibles ; ou encore les
pratiques culturales qui feront par exemple attention aux auxiliaires presents
dans le sol durant une partie de leur cycle de vie (carabe, staphylins,
parasitoides…).
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