Parcours de vie d'une puéricultrice antillaise, Autobiographie
Éditeur
Publishroom
Date de publication
Langue
français
Fiches UNIMARC
S'identifier

Parcours de vie d'une puéricultrice antillaise

Autobiographie

Publishroom

Offres

  • AideEAN13 : 9791023605396
    • Fichier EPUB, avec DRM Adobe
      Partage

      6 appareils

    3.99
**Un témoignage rempli de douleur et de bonheur.**

D’origine martiniquaise, Michèle Zabulon raconte ici ses souvenirs d’enfance
sur l’île aux fleurs. Entre anecdotes familiales et réflexions sur les
sociétés antillaises, elle explique le parcours qui l’a menée en France
métropolitaine, ses études para-médicales, l’évolution des pratiques en
puériculture depuis les années 70… Mais ce livre revient surtout sur l’impact
qu’auront eu sur sa vie sa rencontre avec son mari, la perte du père de ses
enfants, suivie de la disparition de sa mère.

**L'auteure nous livre ses mémoires dans un récit immersif, où l'on voyage
des Antilles en Métropole, dans la peau d'une puéricultrice.**

EXTRAIT

Ma grand-mère paternelle et l’origine de mon prénom.
Issue d’une grande fratrie, elle avait, entre autres, deux sœurs jumelles, et
elle-même un frère jumeau, Léon. Elle s’appelait Léonie et ses petits-enfants
la surnommaient Maman Yaya. Cette belle mulâtresse aux longs cheveux noirs
était mariée avec mon grand-père, un mulâtre à la moustache aux bouts pointus,
bien entretenue, comme l’attestait la seule photo qui restait de lui. Je ne
l’ai malheureusement pas connu. Dans notre enfance, pendant les vacances, nous
allions passer quelques semaines dans la maison familiale près de Saint-
Pierre, une grande maison en bois, située près de la route, entre Morne-Rouge
et Saint-Pierre, au lieu-dit « Trois-Ponts ». De nombreux arbres fruitiers
nous régalaient de leurs fruits délicieux et abondants, et la rivière nous
offrait de belles écrevisses que l’on pouvait capturer juste en soulevant des
pierres ou des roches dans ses eaux fraîches et limpides. Des pommes lianes,
goyaves, cocos, caramboles, oranges, prunes mangues tamarins, corossols,
chadeks, avocats, abricots, prunes de Cythère. Mon père appréciait
particulièrement ce fruit. De retour de mes escapades, j’en faisais du jus
avec de l’eau bien fraîche que je lui apportais dans une grande timbale. Jus
qu’il buvait avec satisfaction.
S'identifier pour envoyer des commentaires.