Journal d'un voyage aux mers polaires, Expédition du Prince-Albert, 1851-1852
Éditeur
CLAAE
Date de publication
Langue
français
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Journal d'un voyage aux mers polaires

Expédition du Prince-Albert, 1851-1852

Claae

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  • Aide EAN13 : 9782379110498
    • Fichier EPUB, avec Marquage en filigrane
    4.99
**Le passage du Nord-Ouest a fait rêver bien des navigateurs et provoqué bien
des drames...**

En 1845, l'expédition de sir John Franklin disparaît en traversant ce passage,
couloir mythique censé relier l’Atlantique au Pacifique à travers l’archipel
arctique canadien. À partir de 1848, l'amirauté britannique lance plusieurs
expéditions à la recherche des deux navires disparus. Sans succès. En 1851,
Lady Franklin envoie la goélette Prince-Albert explorer le canal du Prince-
Régent. A son bord, embarque Joseph-René Bellot, un lieu­tenant de vaisseau de
la Marine française, sous les ordres du capitaine Kennedy. Pris dans les
glaces pendant onze mois, le Prince-Albert regagne difficilement l'Angleterre,
sans rapporter la moindre nouvelle de sir Franklin. Pendant le long hiver
arctique, Kennedy, Bellot et les hommes de l'équipage explorent le désert
glacé qui les retient prisonniers, au prix d'incroyables difficultés.

C'est le journal de cette expédition, rédigé par Bellot, qui est publié ici.
Son jeune auteur - 26 ans à peine - s'y distingue par sa soif de découvertes
et de grandes qualités humaines. Sa parfaite intégration au sein d'un équipage
de puritains britanniques n'est pas le moins étonnant de ses succès. Le texte
s'interrompt alors que le Prince-Albert se libère enfin de ses glaces.
L'auteur n'eut pas le temps de le terminer. Un malheureux accident mit fin à
la vie de ce brillant officier, formé à Rochefort-sur-Mer.

**Un journal de bord passionnant, d'une haute tenue littéraire et d'une
grande qualité scientifique.**

EXTRAIT

14 SEPTEMBRE. — Je suis revenu hier au soir à quatre heures avec mes trois
hommes, plus mort que vif, épuisé autant par la fatigue physique que par le
découragement moral.
J’avais pensé que le plus petit nombre possible d’hommes devait être éloigné
du navire et consenti à une réduction d’un homme. — A deux heures du matin, le
jeudi 11, nous achevâmes nos préparatifs ; MM. J. Smith, Magnus-Mecurrus et W.
Millar, trois hommes accoutumés aux durs voyages de la baie d’Hudson, étaient
mes compagnons d’expédition ; à trois heures et demie, après un coup d’œil
jeté du haut de la mâture, nous partîmes par un coup de vent du nord, le
thermomètre marquant – 6° 11.

À PROPOS DE L'AUTEUR

**Joseph-René Bellot** est un officier de marine et un explorateur français,
né à Paris et mort près de l'île Devon, dans l'archipel arctique canadien,
aujourd'hui dans le Nunavut (Canada).
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