Revue des Œnologues n° 168, Les perturbateurs endocriniens,  ce que l’on sait
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EAN13
2000145718721
Éditeur
Oenoplurimédia
Date de publication
Nombre de pages
72
Poids
350 g
Fiches UNIMARC
UTF-8 / MARC-8

Revue des Œnologues n° 168

Les perturbateurs endocriniens, ce que l’on sait

Oenoplurimédia

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Les perturbateurs endocriniens (PE) constituent un ensemble hétérogène de composés chimiques, naturels ou non, interférant avec le système endocrinien des êtres vivants. Cette « définition », qui ressemble à une tautologie, exprime, de fait, une réalité plus complexe que simple et scientifiquement démontrable ; elle est toujours l’objet de débats. Après plusieurs reports, une définition européenne devait être publiée le 30 mai 2017, mais aucun accord n’a pu être obtenu entre les pays de l’Union européenne. Assez généralement, les PE sont assimilés aux pesticides, ce qui est à la fois trop et trop peu. Si certains pesticides présentent effectivement de telles propriétés, ce n’est pas le cas de tous les pesticides et cette classe inclut des composés tels que le bisphénol A (BPA)* et les phtalates. Ces derniers sont, à juste titre (vide infra), l’exemple même de perturbateurs endocriniens.
Où trouve-t-on des perturbateurs endocriniens ?

Il existe plusieurs types de substances pouvant agir sur le système hormonal : les hormones naturelles produites dans le corps (œstrogènes, testostérone, hormones thyroïdiennes, insuline, etc.) ; les hormones naturelles fabriquées par des plantes (phytœstrogènes (effets de type œstrogénique ou anti-œstrogénique), isoflavones (soja) ou resvératrol (raisin et vin)) ; les substances chimiques produites pour leur effet hormonal (œstro-progestatifs des pilules contraceptives) de structure proche voire identique à celles des hormones naturelles ; certaines substances chimiques employées dans l’industrie, l’agriculture et les biens de consommation, ou utilisées comme sous-produits, mais dont l’effet sur les hormones n’est pas intentionnel.
Naissance d’un concept et problème de définition

La notion de perturbateur endocrinien est née en 1991 dans le cadre de l’appel de Wingspread (Wisconsin, États-Unis) sous l’impulsion de Théo Colborn, docteure en zoologie (1), cherchant une cause aux troubles physiologiques et/ou comportementaux observés sur beaucoup d’animaux vivant près des Grands Lacs canado-américains : malformations congénitales, incapacité à se défendre contre leurs prédateurs…
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