Le comte de Falloux (1811-1886), Entre Église et monarchie
Éditeur
Presses universitaires de Rennes
Date de publication
Collection
Histoire
Langue
français
Fiches UNIMARC
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Le comte de Falloux (1811-1886)

Entre Église et monarchie

Presses universitaires de Rennes

Histoire

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Légitimiste par fidélité, Alfred de Falloux œuvra à la restauration des
Bourbons mais, esprit libéral, son attrait pour le libéralisme politique
l'amenait à côtoyer l'orléanisme. Ce syncrétisme politique en faisait
davantage un royaliste fusionniste, trajectoire partagée avec Berryer ;
Falloux fut royaliste plutôt que légitimiste et qu'orléaniste. Un
positionnement au sein de la mouvance royaliste qui lui fit aimer davantage le
comte de Chambord que celui-ci n'aima Falloux. La dimension chrétienne de
Falloux fut à l'épicentre de son action politique. Ministre de l'Instruction
publique et des Cultes, il s'attacha à accroître l'influence de l'Église sur
la société à travers la loi scolaire de 1850 et la prédominance de Rome par
l'ascendant de l'ultramontanisme sur le gallicanisme. La religion lui
apparaissant comme la gardienne de l'ordre social, Falloux prit la défense du
pouvoir temporel du pape à l'occasion du Risorgimento. Son catholicisme
libéral l'amena à affronter, non sans déchirements mais toujours dans un souci
de transigeantisme, le magistère contre-révolutionnaire de Pie IX et à se
rallier à celui, transigeant, de Léon XIII. Par sa condition sociale, ses
relations politiques et familières, par ses engagements politiques et
religieux, Falloux s'insère dans son siècle en participant à tous les grands
débats politiques du XIXe siècle. Les grands débats spirituels et
intellectuels lui sont étrangers, contrairement à son ami Charles de
Montalembert et à son ennemi Louis Veuillot ; Falloux s'inscrit dans le
catholicisme du XIXe siècle en politique plutôt qu'en intellectuel. L'Académie
française lui fit l'honneur de le compter parmi les siens, à l'occasion de la
politique de résistance menée par l'honorable Institution contre le Second
Empire. Successeur de Molé, Falloux mena une activité académique discrète mais
influente au sein du parti des Politiques. Homme de terroir, Falloux se
considérait angevin et ruraliste. Le Segréen fut le cadre de son activisme
local tandis que son domaine du Bourg d'Iré en fut le grand œuvre ruraliste :
sa ferme modèle rayonna sur l'Anjou. Ce vaste domaine témoigna également de
l'attachement pour sa terre natale à travers l'édification d'un monumental
château, point d'ancrage d'une personnalité de dimension nationale. Falloux
s'attacha au développement social du Segréen par un prosélytisme de notable
légitimiste et catholique social.
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