La femme assise
Éditeur
La Gibecière à Mots
Date de publication
Langue
français
Fiches UNIMARC
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La femme assise

La Gibecière à Mots

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  • AideEAN13 : 9782374635569
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    1.99
**Guillaume Apollinaire** (1880-1918)

"Elvire Goulot est née à Maisons-Laffitte. Elle a tiré de cette origine un
goût déterminé pour les chevaux qu’elle peint d’une façon remarquable et pour
l’équitation bien qu’elle n’ait plus désormais l’occasion de s’y livrer. Mais
elle y songe souvent et surtout lorsqu’elle a des embêtements.

Elle a vu de merveilleux chevaux dans les écuries fameuses de sa ville natale
et cependant ceux dont elle se souvient avec le plus de plaisir, ce sont les
trois chevaux blancs attelés à la troïka de son amant, le grand-duc André
Pétrovitch :

« J’avais à ma disposition la troïka de mon amant à laquelle étaient attelés
les trois plus beaux chevaux de toute la Russie. Ils étaient aussi blancs que
la neige et on les estimait un million pièce. Leurs queues traînaient presque
jusqu’à terre. Ils allaient comme le vent et le cocher qui les guidait était
le plus gros que l’on sût voir. »

Dès l’enfance, Elvire eut un esprit délié et une mémoire remarquable. Elle n’a
jamais été croyante, mais n’a jamais cessé d’être superstitieuse. Ses rêves
ont toujours été tournés vers les choses de l’amour. C’est ainsi qu’enfant,
elle rêvait d’épingles, de pieux ou de barrières, ce qui, au témoignage d’une
certaine école, indique des destinées charnelles nettement accusées.

Son premier amant fut un médecin, homme marié, à la fois très gentil et très
débauché. Il la prit alors qu’elle avait quinze ans. Il en avait trente-
six..."

Chroniques autour d'Elvire, une jeune femme libérée - portant monocle - et
dont la grand-mère fut, un temps, mormone...

Du Montparnasse de la guerre à Salt Lake City du XIXe siècle...
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