Vivre en état de conscience altérée après un coma, Regards croisés de familles et de professionnels
Éditeur
Champ social Editions
Date de publication
Langue
français
Fiches UNIMARC
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Vivre en état de conscience altérée après un coma

Regards croisés de familles et de professionnels

Champ social Editions

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  • AideEAN13 : 9791034605804
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La situation des personnes en état de conscience altérée suscite de nombreuses
questions. Les unes sont d’ordre individuel : quelle perception ces personnes
ont-elles de leur environnement et que ressentent-elles ? D’autres portent sur
la prise en charge qui leur est proposée dans notre système sanitaire et
médico-social : existe-t-il un accompagnement organisé et équitable ? D’autres
enfin sont de nature anthropologique et concernent les regards que la société
porte sur la condition de ceux dont les capacités de communication sont
extrêmement réduites voire inexistantes.
Face à ces interrogations, l’Union nationale des associations de familles de
traumatisés crâniens et de cérébrolésés (UNAFTC) a engagé avec France
traumatisme crânien, association nationale regroupant les professionnels
intervenant auprès des personnes cérébrolésées, un travail de recherche en vue
d’appréhender concrètement la vie au quotidien des personnes en état végétatif
chronique ou en état pauci-relationnel dans les unités créées pour les
accueillir.
Cette étude a été menée en partenariat avec une équipe de chercheurs du Centre
de Recherche sur les Fonctionnements et Dysfonctionnements Psychologiques de
l’Université de Rouen Normandie, sous la responsabilité scientifique d’Anne
Boissel, maître de conférences, habilitée à dirigée des recherches. De
nombreux témoignages de familles, de proches et de professionnels ont été
recueillis selon une méthodologie rigoureuse élaborée par l’équipe de
recherche. Des données concernant les unités dédiées ont également été
collectées avec une attention particulière accordée au « projet de service »
proposé dans ces unités, en quoi consiste-t-il et comment est-il mis en œuvre
et perçu par les proches ?
La question délicate de « la fin de vie » a été abordée alors que des
rebondissements, relayés par les médias, surgissaient à nouveau à propos de
l’« affaire Vincent Lambert ». Elle n’apparaît pas comme essentielle dans
notre étude. Familles et professionnels considèrent que les personnes en EVC-
EPR ne sont pas en situation de fin de vie.
À l’occasion de la phase exploratoire de nos travaux, nous avons été frappés
par les témoignages pleins d’humanité et de vie, tellement forts qu’il nous a
semblé nécessaire de les rassembler dans cet ouvrage.
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