La France s’éteint, l’Islam s’embrase..., Réflexions sur un malaise
Éditeur
Presses Universitaires de France
Date de publication
Collection
Hors collection
Langue
français
Fiches UNIMARC
S'identifier

La France s’éteint, l’Islam s’embrase...

Réflexions sur un malaise

Presses Universitaires de France

Hors collection

Offres

  • AideEAN13 : 9782130825418
    • Fichier EPUB, libre d'utilisation
    • Fichier Mobipocket, libre d'utilisation
    • Lecture en ligne, lecture en ligne
    17.99

Autre version disponible

En France, les promoteurs du multiculturalisme imputent les tensions avec la
communauté d’origine et de culture musulmane à une « islamophobie » qui serait
comme le reliquat des conflits coloniaux. Or, il y a longtemps qu’en France,
les guerres de religion n’ont plus cours. Derrière les drames suscités par les
attentats terroristes, derrières les exaspérations des uns et des autres, le
ressort de l’antagonisme entre l’Islam et le monde judéo-chrétien n’est pas
d’abord de nature religieuse et politique. C’est dans une strate spirituelle
plus profonde qu’il faut chercher la raison de cette antinomie : il s’agit de
ce que les philosophes, avec Hegel, ont appelé les « mœurs », qui encadrent et
commandent les conduites et les activités de l’existence, et qui règlent en
particulier les relations entre hommes et femmes et parents et enfants. Elles
sont ce pour quoi une personne reconnaît comme son semblable celui qui partage
ses mœurs et que lui apparaît comme un étranger celui qui lui donne à voir des
mœurs inconnues qui le dérangent, l’inquiètent ou l’horrifient. Tout l’intérêt
de cet ouvrage est de procéder à un inventaire rigoureux de ces oppositions de
mœurs, impensées et inconscientes, car c’est certainement par une connaissance
plus approfondie d’elle-même que la société française, et sans doute
européenne, pourra sortir par le haut de cet antagonisme mortifère. C’est la
conviction de l’auteur, qui estime, à la suite de Claudel, que le pire n’est
pas toujours sûr.
S'identifier pour envoyer des commentaires.