Ataï, un chef kanak au musée, Histoires d’un héritage colonial
Éditeur
Publications scientifiques du Muséum
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Langue
français
Fiches UNIMARC
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Ataï, un chef kanak au musée

Histoires d’un héritage colonial

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Originaire de la région de la Foa en Nouvelle-Calédonie, le chef Ataï,
personnage emblématique de l'insurrection kanak de 1878, fut tué lors des
opérations de « pacification » de l'île. Sa tête et une main furent livrées
par des auxiliaires kanak à l'armée française puis envoyées dans les
collections d'une société savante, la Société d'Anthropologie de Paris. Débute
alors, au sein du musée, la seconde vie d'Ataï marquée par une « transmutation
» du trophée martial en spécimen scientifique. Sa dépouille sera rendue à ses
descendants en 2014. Tantôt figure du « sauvage » beau et anthropophage, ou du
chef tacticien et insoumis, tantôt figure du révolutionnaire libérateur d'un
peuple assujetti ou du pacificateur d'une colonie de peuplements, les
interprétations passées et actuelles du Kanak Ataï offrent de multiples
visages à explorer. Elles sont aussi indissociables de l'histoire plus
générale des collections anthropologiques constituées de restes humains,
héritage complexe aujourd'hui sensible. Les chapitres de ce livre offrent des
clés de lecture permettant d'appréhender les différents modes d'appropriation
des éléments de corps humain du chef Ataï lors de leur parcours patrimonial,
les logiques et les enjeux sous-jacents. À partir de l'analyse de nombreuses
archives inexplorées, d'entretiens avec les scientifiques-conservateurs,
l'auteur s'attache à reconstituer chacune des étapes de la patrimonialisation
du chef kanak par la communauté des anthropologues - prélèvement du corps ou
parties en 1878, transport, catégorisation, transformation, étude
scientifique, exposition puis restitution en 2014 - afin d'en cerner
l'évolution des mécanismes, intérêts personnels, enjeux collectifs et
spécificités. L'analyse se veut aussi comparative, confrontant tour à tour les
pratiques de la Société d'Anthropologie de Paris à celles du Muséum national
d'Histoire naturelle ainsi que les destinées de spécimens collectés en
Nouvelle-Calédonie en cette fin de XIXe siècle.
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