Histoire du taxi à Montréal, Des taxis jaunes à UberX
Éditeur
Éditions du Boréal
Date de publication
Collection
Essais et Documents
Langue
français
Langue d'origine
français
Fiches UNIMARC
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Histoire du taxi à Montréal

Des taxis jaunes à UberX

Éditions du Boréal

Essais et Documents

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  • AideEAN13 : 9782764636411
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    22.99
Comme toutes les grandes villes occidentales, Montréal fourmille de taxis qui
parcourent les rues, font la navette entre l’aéroport et le centre-ville,
attendent près des stations de métro, des hôpitaux et des grands hôtels.
Trains, tramways, autobus, métros et vélos de Montréal ont eu droit à leur
histoire, mais pas les taxis. Le monde du taxi est pourtant un sujet riche et
complexe, un carrefour où se rencontrent plusieurs spécialisations de
l’histoire : urbaine, politique, économique, sans oublier le travail et
l’immigration. Depuis sa voiture, le chauffeur ou la chauffeuse est témoin des
rapports tendus entre le travailleur et l’État, la ville et les citoyens, les
quartiers excentrés et le centre-ville, le peuple et les élites. Il est aussi
témoin des luttes entre la majorité francophone et les minorités culturelles,
des mutations technologiques et de l’essor du transport en commun. Le monde du
taxi, c’est aussi et surtout des travailleurs qui forment une catégorie
sociale unique et qui pratiquent un métier rempli de paradoxes. Au fil de son
enquête, Jean-Philippe Warren en est venu à la conclusion que le chauffeur de
taxi est la dernière incarnation du _cowboy_ : libre de ses mouvements, de son
emploi du temps, mais prisonnier de quantités de facteurs. Il peut arrêter de
travailler quand il veut et travaille sans cesse. Il a toujours de l’argent
dans ses poches, mais est pauvre. Il veut que l’État intervienne pour le
protéger, mais exècre les régulations. Il pratique un métier monotone, mais
rempli d’imprévus. Il est à la fois entouré de monde et seul. S’ajoutant à la
diversité ethnique des membres de la profession, ces paradoxes créent une
sous-culture absolument fascinante où se jouent des luttes de pouvoir
économique et de contrôle territorial. Une sous-culture tout aussi difficile à
intégrer qu’à quitter. En utilisant les ressources combinées de l’histoire et
des sciences sociales, en mêlant l’examen des archives et l’enquête de
terrain, cette première histoire du taxi à Montréal débouche sur un portrait
inédit de la ville. Elle se veut aussi une contribution à la compréhension
d’un monde qui cultive les extrêmes et qui, s’il veut se transformer pour le
mieux, doit s’appuyer sur des données tangibles et une histoire critique.
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