Pourquoi la loi 101 est un échec
Éditeur
Éditions du Boréal
Date de publication
Collection
Essais et Documents
Langue
français
Langue d'origine
français
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Pourquoi la loi 101 est un échec

Éditions du Boréal

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  • AideEAN13 : 9782764636497
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    19.99
Geste politique phare du premier gouvernement du Parti québécois, la loi 101
est l’un des moments les plus marquants de l’histoire politique québécoise.
Élus et autres acteurs de la société civile se plaisent à dire que cette loi
fait consensus. Qu’elle est une réussite collective. Or, affirme Frédéric
Lacroix, la situation du français à Montréal et dans ses couronnes est
catastrophique. Le poids démographique des anglophones est quasi stable du
côté de la langue maternelle et augmente du côté de la langue parlée à la
maison : le français recule et l’anglais avance. La loi 101 serait-elle un
échec? Les réflexions et les discussions autour de la langue au Québec, et
surtout de Montréal, accordent trop de place à la subjectivité. Pour
comprendre globalement l’état de la langue, les impressions linguistiques ne
suffisent pas; il faut passer par les chiffres, par les données
démographiques, pour se faire une idée claire des tendances. Pour la vitalité
d’une langue, la loi du nombre est déterminante : la baisse du poids
démographique des francophones affecte, et va affecter de plus en plus à
l’avenir, la vitalité du français au Québec, c’est-à-dire sa capacité à garder
ses locuteurs et à en recruter de nouveaux. D’où l’importance de juger de la
santé linguistique du Québec sur une base quantitative. Frédéric Lacroix
dénonce la présence de plus en plus discrète de la langue française et de la
culture québécoise. Le français est de plus en plus une langue seconde; qui
est parlé, oui, mais seulement quand on l’exige. _La langue première,_ le
véhicule de culture, étant l’anglais. S’il faut faire preuve de vigilance
quant à la qualité de la langue parlée et écrite, il faut aussi surveiller de
près le poids démographique des francophones. L’auteur pense qu’il est encore
temps de renverser la tendance, mais pour ce faire des gestes politiques forts
devront être posés, sans crainte d’ébranler certains consensus.
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