La Vie au long cours, Essais sur le temps du roman
Éditeur
Éditions du Boréal
Date de publication
Collection
Papiers collés
Langue
français
Langue d'origine
français
Fiches UNIMARC
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La Vie au long cours

Essais sur le temps du roman

Éditions du Boréal

Papiers collés

Offres

  • AideEAN13 : 9782764646540
    • Fichier EPUB, avec Marquage en filigrane
    16.99
Depuis des années, Isabelle Daunais poursuit une réflexion tout à fait unique
sur le roman, art majeur des Temps modernes. Lire et méditer comme elle le
fait ici les grandes œuvres de l’histoire du roman (Cervantès, Balzac,
Flaubert, Proust, Kundera, Philip Roth, Gabrielle Roy) aussi bien que
certaines de ses réalisations les plus actuelles (Marie NDiaye, Karl Ove
Knausgaard, Hallgrímur Helgason, Yannis Kiourtsakis ou Dominique Fortier)
n’est pas un exercice d’érudition, mais une véritable quête philosophique et
morale, l’examen – à travers des personnages et des univers fictifs – de
certaines des questions les plus concrètes et les plus pressantes que nous
nous posons du seul fait de vivre la vie que nous vivons, faite d’incertitude,
d’imperfection, de temps qui passe, bref, de simple et commune humanité. Avec
la sensibilité, l’intelligence, la culture et l’imagination critique qui
illuminent sa pensée comme sa prose, Isabelle Daunais explore dans la
vingtaine de textes qui composent _La Vie au long cours_ une dimension
essentielle de l’art romanesque qui passe trop souvent inaperçue : de toutes
les formes d’art, le roman est le seul qui a le pouvoir (et le souci) de
saisir la vie humaine et le monde dans _leur durée._ Plus qu’aux moments
mémorables ou spectaculaires qui ponctuent la vie et parfois la transforment,
c’est à la continuité du monde et de la réalité qu’il s’intéresse, à tout ce
que les actions, les désirs ou les révoltes de l’individu n’atteignent pas et
qui, à long terme et quoi qu’il arrive, demeure le fond permanent de
l’existence humaine, sa base, son appui. La vie, nous dit le roman, est une
entreprise au long cours, dans laquelle le réel finit toujours par triompher
du rêve, les petites choses des grands mots, et l’ordinaire de l’exceptionnel.
Toujours le monde résiste, et c’est cette résistance qui en fait un lieu à la
fois d’humilité, de consolation et de beauté.
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