Du papier à l’archive, du privé au public, France et îles Britanniques, deux mémoires
Éditeur
Publications de la Sorbonne
Date de publication
Collection
Homme et société
Langue
français
Fiches UNIMARC
S'identifier

Du papier à l’archive, du privé au public

France et îles Britanniques, deux mémoires

Publications de la Sorbonne

Homme et société

Offres

  • AideEAN13 : 9791035104252
    • Fichier PDF, libre d'utilisation
    • Fichier EPUB, libre d'utilisation
    • Fichier Mobipocket, libre d'utilisation
    • Lecture en ligne, lecture en ligne
    14.99

Autre version disponible

Que disent les archives sur ceux qui les constituent ? Dès le xiie siècle, le
roi anglais, sûr de sa force, se préoccupe de gestion et le roi français,
quant à lui mal assuré, s’inquiète de ses droits et de ses territoires. Et si
la Révolution française crée les archives départementales, il faut attendre le
xixe siècle pour que l’Angleterre s’intéresse à ses archives locales. Les
archives, laboratoire où se construisent les mémoires nationales, témoignent
des différences structurelles entre deux États, deux sociétés, deux cultures.
Mais se pose invariablement le problème de la frontière, toujours fluctuante,
entre prive et public : qu’est-ce qu’un document privé, qu’est-ce qu’un
document public ? La réponse diffère selon que l’on se réfère au politique ou
au juridique (le document public, émis par un détenteur ou un agent de
l’autorité publique, s’oppose à celui qu’émet une personne privée), ou au
social (le document public est accessible au public, à l’inverse de celui qui
est secret, ou, stricto sensu, privé - ici s’ouvre la problématique de
l’espace public), ou enfin au métier d’historien (les documents publics sont
ouverts à l’historien, par opposition à ceux conservés dans des fonds
inaccessibles). Cet inventaire d’oppositions n’est pas restrictif et aucune de
ces catégories n’est stable : elles subissent des variations, variations dans
le temps, mais aussi variations selon les domaines auxquels appartiennent les
documents (ainsi, par exemple, le glissement du religieux du public vers le
privé, ou, à l’inverse, de l’intelligence - au sens anglais - du privé vers le
public). Pourtant, chacune de ces frontières a laissé des traces dans la
constitution, la conservation et la classification des fonds d’archives à
partir desquels les historiens ont construit les deux mémoires de la France et
des îles Britanniques. Les études proposées dans ce recueil, adoptant des
points de vue divers et parfois inattendus, nous révèlent ces multiples
discordances qui éloignent et opposent fréquemment une France et une
Angleterre pourtant si proches.
S'identifier pour envoyer des commentaires.