Wittgenstein : Le devoir de génie
Éditeur
Flammarion
Date de publication
Langue
français
Langue d'origine
anglais
Code dewey
193
Fiches UNIMARC
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Wittgenstein : Le devoir de génie

Flammarion

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Dites-leur que j'ai eu une vie merveilleuse. C'est sur ces mots apaisés que
s'éteint le philosophe Ludwig Wittgenstein à Cambridge, au lendemain de son
soixante-deuxième anniversaire. Pourtant, la destinée de celui qui fut l'un
des penseurs les plus originaux du XXe siècle ne semble guère lumineuse,
traversée qu'elle est d'insatisfactions, de doutes, de combats perpétuels. Il
naît à Vienne en 1889, dernier des huit enfants d'une famille richissime. Le
père, industriel de grande envergure, la mère, musicienne d'exception,
reçoivent chez eux Brahms, Mahler ou Klimt, et dispensent à leurs rejetons une
éducation élitiste, fondée sur le culte de l'excellence. La médiocrité n'est
pas de mise chez les Wittgenstein - trois fils se suicideront. Ludwig, quant à
lui, est saisi très tôt par le besoin de comprendre le monde; le
questionnement philosophique deviendra la grande affaire de sa vie : ce seront
la rencontre avec Bertrand Russell, la découverte de la logique et
l'entreprise considérable du Tractatus Iogico-philosophicus dont la réception
suscita querelles et incompréhensions ; ce seront aussi des choix matériels et
spirituels radicaux. En 1914, au milieu de la rédaction de son grand œuvre, il
s'engage sous les drapeaux austro-hongrois ; il connaît le feu,
l'emprisonnement et découvre la foi chrétienne. Au sortir de la guerre, il
renonce à la philosophie, abandonne sa part d'héritage, et devient
instituteur, puis jardinier ; il envisage même un temps d'être moine... Ses
dernières années, la reconnaissance venue, il renoue avec ses premières
recherches, critiquant les conclusions de son Traité dans des travaux majeurs
qui seront publiés de façon posthume. L'homme, on le voit, est aussi complexe
que son œuvre. Au terme d'une enquête précise, Ray Monk réussit ici le tour de
force de nous éclairer les contradictions, les déchirements, les zones d'ombre
du personnage, sans sacrifier jamais la profondeur de sa philosophie.
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