L'écriture mélancolique, Kleist, Stifter, Nerval, Foster Wallace
Éditeur
Erès
Date de publication
Collection
Point Hors Ligne
Langue
français
Fiches UNIMARC
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L'écriture mélancolique

Kleist, Stifter, Nerval, Foster Wallace

Erès

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  • Aide EAN13 : 9782749268071
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Alors que l’écriture d’une œuvre peut protéger son auteur de la folie comme
Lacan l’a montré pour Joyce, certains au contraire en meurent. C’est à
résoudre cette contradiction que s’attache Franz Kaltenbeck en lisant des
écrivains célèbres des XIXe, XXe et XXIe siècles, diagnostiqués comme
mélancoliques. Il les considère comme des puits de savoir sur leur mélancolie,
longuement décrite à travers leurs fictions. S’appuyant sur sa solide
connaissance du texte freudien, il en tire des idées nouvelles grâce à un
récit de Kafka. On comprend, à le suivre, que ce qui a d’abord résisté à la
mélancolie chez ces auteurs a subi par la suite une défaite mortelle.
L’écrivain américain David Foster Wallace met particulièrement ce phénomène en
évidence : il dit qu’une catastrophe, qu’il identifie de loin sans pouvoir la
maîtriser et la transformer par l’écriture, l’attend au tournant comme les
tornades sauvages de son enfance dans le Midwest.  À l’instar de Kleist,
Stifter, Nerval, Celan avant lui, il s’est suicidé au sommet de son art.
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