Baudelaire, violence et poésie
Éditeur
Gallimard
Date de publication
Collection
Bibliothèque des Idées
Langue
français
Langue d'origine
français
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Baudelaire, violence et poésie

Gallimard

Bibliothèque des Idées

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  • Aide EAN13 : 9782072217913
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Que peut aujourd'hui la poésie - devant les fureurs de l'histoire, les
souffrances des victimes, l'aridité métaphysique du temps présent - quand les
sociétés, ayant perdu confiance en ses témoins, se sont détournées d'elle ?
Quelle est la nécessité et quelle est la légitimité de la poésie, quand
Baudelaire lui-même à la fin perdit la parole, attestant que perdre la parole
est le fait moderne par excellence ? Mais Baudelaire posant cette question
somme son lecteur d'y répondre en personne : de la reprendre où ses poèmes la
laissent et de vouloir, avec lui, qu'à la fin de la poésie dans l'aphasie,
personnelle ou collective, réponde une autre fin dans l'amour. Car il y a de
la violence dans le langage, ce que le poème qui la reconduit peut au moins
savoir - faisant de la poésie une recherche de ses propres conditions -, et il
y a, plus précisément, un meurtre au fond des mots, que le poème qui en dérive
peut aussi révéler - faisant de la poésie, autant qu'un drame sacrificiel, un
acte de compassion pour la victime des mots. Ce livre où sont lus Le Spleen de
Paris, Pauvre Belgique !, deux poèmes de la Correspondance et Les Fleurs du
mal est consacré à la passion de Baudelaire : à sa dénonciation - éthique
excédant l'esthétique - de la violence intérieure à la poésie, pour rendre
enfin possible, au-delà des poèmes, une parole délivrée.
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