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Quentin D.

7,50
par (Libraire)
9 mars 2022

Un manga sensible sur l'apprentissage

Coco est née ignorante. Cela signifie qu’elle n’est pas vouée, à son grand damn, à apprivoiser la magie. Forte d’une volonté, d’une passion dévorante, elle va pourtant surprendre un sorcier en train de travailler sur un sort, et découvrir la véritable nature de la magie.

Un manga sensible, poétique, sur l’apprentissage et la richesse humaine. Coco va en effet intégrer l’atelier du sorcier, aux côtés de trois autres jeunes filles elles-même au prise avec leur histoire et leurs souhaits.

Au fil du manga, l’aspect enfantin fait place à des thématiques sociales, politiques, morales même, sans jamais perdre de vue l’importance de l’empathie.

par (Libraire)
9 mars 2022

La commémoration comme une prison

Cela faisait quelque temps que la mise en image du Joueur d’échecs de Zweig par David Sala me faisait de l’oeil. Alors quand son nouveau roman graphique, Le poids des héros, est paru, j’ai décidé d’arrêter de résister. Et quel bonheur ce fut de découvrir la grandeur de ses illustrations, qui parfois prennent totalement le pas sur les mots. Quelle émotion ce fut également de découvrir son histoire à lui, des bribes choisies et terriblement réalistes de son enfance, et bien sûr, le poids des discours, des devoirs de commémoration sur sa perception du monde, sur son propre destin. En effet, quelle valeur, quelle légitimité peut bien encore avoir sa souffrance propre face à celle de la tragique Histoire ?

Lettre à ma fille transgenre

Carolyn Hays

Flammarion

21,90
par (Libraire)
9 mars 2022

L'amour inconditionnel d'une mère

Au-delà d’être le récit d’un parcours autant que d’un combat pour faire accepter sa fille transgenre dans une ville, dans une école puis dans un collège, c’est aussi ses recherches que Carolyn Hays nous expose. L’autrice fait naturellement référence à Jeanne d’Arc mais aussi aux hijras indiennes, aux fleurs qu’on dit parfaites quand elles sont à la fois mâle et femelle ou encore à ce cadavre d’homme viking qui a été retrouvé enterré avec un oeuf, un attribut alors féminin. Elle énumère tous les peuples où les personnes trans et non binaire ont été reconnus à mesure que l’histoire de sa fille se déploie. Enfin, elle revient sur les régressions récentes, comme sur l’autodafé réalisé par les nazis dans la bibliothèque de l’institut de Magnus Hirschfeld, premier homme connu à avoir combattu pour la reconnaissance des personnes trans; ou encore comme sur l’investiture de Trump et les conséquences dramatiques que cela aura eu sur les droits et la sécurité des personnes trans.
L’autrice ne perd jamais de vue ses privilèges, elle questionne son propre féminisme, tout en mettant sa fille en garde en même temps qu’elle lui dit son amour à chaque page. C’est beau. Ça fait du bien.

par (Libraire)
9 mars 2022

Et si le messie était réincarné parmi nous ?

Les membres de l’Église du jour nouveau en sont persuadés, le messie est parmi nous, mais il s’ignore. Pour palier à son inconscience, ils ont l’idée plus ou moins folle d’organiser une télé-réalité pour que chacun des téléspectateurs puisse élire celui qui selon lui est le messie.
Jeff Jefferson, universitaire spécialisé en psychologie, est appelé à intégrer le conseil scientifique chargé d’assurer les arrières du show télévisé.
L’universitaire, qui s’est déjà par le passé laisser tenter par l’adhésion aveugle à une croyance, s’approche à nouveau du feu.
Un roman rocambolesque, qui sous ses airs cyniques, questionne habilement la potentielle réaction de l’humanité à l’arrivée d’un nouveau messie, et plus largement sa capacité à faire à nouveau entrer la féérie.

Flammarion

19,00
par (Libraire)
9 mars 2022

Tout est-il à détruire ? À recommencer ?

Constance est de retour. Pour faire l’état des lieux des conséquences observables de sa vie, sans plus prêter d’attention à leurs causes, sans plus tenter d’expliquer quoique ce soit. Car si ce roman témoigne d’une quête, c’est bien de celle du vide. Ce même vide qui semble aspirer le monde autour d’elle, le monde tout entier. Tandis qu’elle implore à intervalles régulier le lecteur de se taire, Constance crie à la fin de l’enfance, à la fin de la propriété, à la fin de l’apitoiement, à la fin des étiquettes, à l’avènement du corps. Ça s’ouvre sur la mort du père et puis les châteaux du passé brûlent, les bourgeois alternent les drogues, les genres se diluent, les morts soulagent, la littérature et la justice sont critiquées, tout semble devoir passer par le feu. C’est que tout est à détruire, à questionner, à quitter, à recommencer. C’est fort, d’une rage, d’une beauté qui ne laisse pas indemne. Derrière son apparence scolaire et dépouillée, son écriture aspire et tranche celui qui la parcoure.
Pour sûr, un de mes grands coups de coeur de ce début d’année.